1. Un nouveau monde ?! (1)


    Datte: 14/06/2022, Catégories: Divers, Auteur: Brixav, Source: Xstory

    ... parfaite courbure du bassin d’Alicia, qui semblait vraiment heureuse de travailler dans le milieu marchand.
    
    Une fois toutes les marchandises déchargées et exposées au comptoir, Alicia commença à vanter la qualité de ses produits. Les passants s’arrêtaient et achetaient quelques produits. Le sourire et la bonne humeur d’Alicia semblaient attirer les personnes qui étaient ravies de voir le joli minois de la demoiselle. Après plusieurs heures, la quasi-totalité des produits mise en vente fut achetée par des habitants d’Empero. Alicia et Hector souriaient, contents d’avoir presque écoulé toute leur production.
    
    Un homme fort bien vêtu s’arrêta devant l’étale. Il était accompagné d’un deuxième autre homme, tous deux animés d’un mauvais regard. Le premier, d’un ton arrogant, se moqua de ce qu’il restait à acheter, à savoir deux fruits ressemblant à des pommes.
    
    — Mais que vois-je, baronnet Orion ? Ces gueux n’ont plus que deux Pingos à vendre. N’est-ce pas là la preuve que les paysans ne peuvent même pas se réapprovisionner pour satisfaire les nobles de la haute société ?
    
    — Vous avez tout à fait raison, baronnet Persée, répondit le deuxième, d’un ton tout aussi arrogant. "Il est clair que ces personnes ne sont point capables de répondre aux attentes de nobles tels que nous. Cette étale ne correspond en rien à nos besoins."
    
    — Partons, baronnet Orion, je sens déjà leur mauvaise odeur envahir nos narines supérieures.
    
    Les deux hommes éclatèrent de rire et commencèrent ...
    ... à s’éloigner.
    
    — Hé vous ! interpella Pierre. "Comment pouvez-vous dire de telles choses sans savoir quoi que ce soit à propos d’Alicia !"
    
    — Mais que vois-je, baronnet Orion, un gueux ma foi fort bien habillé nous fait-il la conversation ?
    
    — Vous plaisantez, baronnet Persée. Il est clair qu’il a dû ravir de si belles pièces de costumes à un noble passant en le menaçant de le dépouiller. Un gueux ne pourrait se permettre de porter un tel luxe.
    
    — Dites ce que vous voulez de moi, mais ne vous moquez pas des efforts des autres. Excusez-vous !
    
    Les deux hommes éclatèrent de rire une fois de plus. Lorsque le baronnet Persée porta sa main gauche pour essuyer ses larmes, Pierre vit qu’il portait des gants. Au vu du caractère de ces personnes et de l’époque dans laquelle il se trouvait, il en déduisit une information importante. Le jeune homme se retourna pour demander à Hector un gant. Ce dernier lui donna avec un sourire au coin des lèvres. Puis, sans dire un mot de plus, Pierre lança le gant aux pieds du baronnet Persée. Les rires s’interrompirent et l’ambiance devint électrique. Tous les passants avaient désormais le regard braqué vers Pierre et les deux baronnets.
    
    — Venez-vous de me défier, manant ? demanda Persée d’une voix grave et emplie de colère.
    
    — C’est exact, baronnet Persée. Si je gagne, vous vous excuserez auprès d’Alicia et d’Hector ici présent. Si vous gagnez, je ferais ce que vous désirez. Vous ne pouvez pas refuser, vous auriez l’air d’un lâche... ...