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Roxanne (9)
Datte: 05/06/2022, Catégories: Erotique, Auteur: DSStm, Source: Xstory
[#17] :: 24 DÉCEMBRE - JOUR 177 - ROXANNE Nous voilà déjà au soir de Noël, le temps passe si vite. Je ne suis pas très branchée tradition mais pour une fois, pour mon petit protégé et surtout pour casser la routine, j’ai décidé de faire quelques efforts. Le frigo est rempli de bonnes choses à manger, l’appartement est décoré de rouge et de vert. Une légère lumière tamise la cuisine et le salon. J’ai peut-être vu les choses en grand. Après s’être fait livrer un bon repas, nous passons à table, assis l’un en face de l’autre. C’est très agréable. Le garçon et moi discutons longuement. Tantôt de lui, des mois passés ici, de l’appartement mais aussi de moi, de notre relation particulière sur laquelle aucun mot ne semble sonner parfaitement. Nous sirotons plusieurs cocktails entre deux rires. Je suis un peu gênée d’aborder certains sujets, certains souvenirs qu’il appelle ainsi. Encore plus quand sa bouche laisse échapper une volée de compliments qui me sont destinés. J’entends dire que ma robe est ravissante alors que cela me paraît superflu. Pour moi, ce n’est qu’un morceau de tissu, mais j’exagère. Je me risque au cours du dîner à le regarder dans les yeux, ceux-là même qui essayent de me caresser à travers le vêtement, ceux-là même qui tremblent de désir sans jamais le dire. La soirée avance à grands pas. Puis vient le moment du dessert. Je reviens à table, une pâtisserie bien présentée dans les bras. Je dépose le plateau et commence à couper une part pour le jeune homme ...
... visiblement encore affamé. La portion dans son assiette, sa langue sort subitement l’espace d’un instant. Quelque chose me trouble. Mes doigts abandonnent le couteau resté dans le plat. Je m’excuse auprès du garçon et quitte la pièce sans me précipiter, l’air de rien, avant de m’enfermer aux toilettes. Je transpire un peu. Je ne sais pas si ce sont les cocktails pourtant sans alcool ou le repas, peut-être les mots parfois très crus qu’il a pu dire depuis le début de la soirée. Mon corps me fait défaut une fois de plus. Soudain, on toque à la porte. Je sursaute. Le jeune homme m’appelle et me demande si je vais bien. La réponse est non bien évidemment. Et plus j’y pense, plus je crois savoir la raison de mon état. Alors qu’il continue de parler, je déverrouille la porte et l’entrouvre très légèrement du bout des doigts. Le silence remplit ma tête, quel calme soudain. Avachie sur la cuvette, je vois apparaître la silhouette de mon petit protégé, les yeux rivés sur moi et une part de dessert flottant dans une petite assiette. D’un geste de la main, je l’invite à rentrer et à refermer derrière lui. Chose qu’il fait sans protester. On s’observe, intrigué tous les deux sans vraiment savoir ce qui va arriver. Nos respirations se mêlent au vide. L’envie conjuguée à la peur fait battre mon cœur un peu plus fort. Le jeune homme ose s’approcher, s’agenouiller à mes pieds, le regard porté sur moi. Il me redemande comment je vais, ce qu’il passe. Je lui réponds d’une franchise absolue que ...