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La vengeance du fantôme (3)
Datte: 03/06/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... tu as rudement bien fait de faire une pause. —… ? Ton chevalier servant t’embêtait tant que cela ? Un mec ou une femme ? D’ici j’avais du mal de faire le bon choix. — Figure-toi que je n’en sais rien. C’est cinquante… cinquante. — Au moins tu n’as pas beaucoup de risques de te gourer ! C’est un nouveau ? On ne l’a jamais vu par ici. — Mystère complet mon chéri… Il me plaisait un peu trop, alors tu m’as peut-être sauvée d’un naufrage. Je vais te laisser et rentrer à la maison ! Tu veux quoi pour le souper ? — Rien… fais-toi belle, je t’emmènerai au restaurant… J’ai touché ma paie. — Tu es bien le meilleur Lionel… tu le sais ! Je peux avoir envie d’un autre, mais jamais je ne serais amoureuse que de toi… tu comprends ? — Oui… vas-y, j’en ai encore pour une petite heure et je passe te prendre. Tu seras la plus belle comme toujours… tu sais la petite robe bleue… avec le flot. —… ah ! Je sens que tu veux être coquin ce soir… tu veux profiter de mes bonnes dispositions ? — Tant qu’à faire… attends… un baiser ! Juste un et dis-moi à l’oreille… il ou elle t’a donné envie ? — Si tu veux savoir si je mouille, il te suffit de passer ta main… là oui ! C’est bien par là ! Alors ton avis de mâle sur la question… ? — Je t’aime et tu es la meilleure ! Va, va vite ! Je pourrais bien faire une folie tout de suite. — Ben non ! Tu devras patienter un peu… À tout de suite mon chéri… Un long moment il avait suivi la silhouette de sa belle qui remontait le ...
... chemin. Il but un coup et se remit à son micro. Cette fois l’idée qui lui trottait dans la tête avait deux gambettes entre lesquelles il allait ce soir plonger son museau avec délices. Du reste, Marinette également, avait le cœur léger en regagnant leur domicile. Lionel assurerait peut-être son appétit de femme. Et mon Dieu si tel n’était pas le cas, un autre demain s’en chargerait. Lui laisser sa chance était une preuve de cet amour qui la tenaillait pour lui ! — xxxXXxxx — L’instrument venait de retrouver sa place dans son étui et les derniers buveurs du bar se dispersaient déjà. Lionel était soudain pressé. Marinette devait avoir passé sa plus coquette tenue et son corps embaumait peut-être son eau de parfum préférée… celle à l’odeur de lavande. L’homme remonta le chemin jusqu’à la route. Un dernier terrain vague à traverser pour rejoindre le faubourg et ensuite cinq cents bons mètres sur le bitume du trottoir pour aller chercher son ange. Il abordait déjà le bosquet presque central placé au milieu des friches. Il lui sembla entendre courir derrière lui. Il stoppa net sa marche. Effectivement une grande silhouette s’approchait, se hâtait pour le rattraper ! Il eut ce sentiment soudain que quelque chose ne tournait pas complètement rond. Où avait-il bien pu apercevoir cette grande bringue qui désormais lui faisait face ? — Salut Lionel ! — On se connait donc ? Il ne me semble pas pourtant. — Oh, mais si ! Fais donc un petit effort… Une nuit de décembre, une ...