1. Sous le soleil exactement (3)


    Datte: 31/05/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Aiguebrun, Source: Xstory

    ... obligé de côtoyer Sylvia, je la trouve plus froide que d’habitude, fuyant mon regard comme si elle avait honte de ce qui s’était passé la veille. Je ne vois pas Sarah de la journée, mais c’est plutôt normal puisqu’elle travaille dans les bureaux. En rentrant chez moi le soir je m’aperçois qu’il y a de la lumière à ma fenêtre. Je me demande bien ce qui peut m’attendre derrière ma porte; je l’ouvre un peu hésitant et je vois Sarah couchée nue sur le lit ; ma réaction primaire me pousse à quitter la chambre, mais je fais là preuve d’une certaine lâcheté, je vais donc près d’elle et m’assied sur le lit ; elle me prend une main et la pose doucement sur un sein :
    
    — Yann, mon amour, je me rends compte que j’ai peut-être exagéré hier soir, mais apprendre que tu avais baisé avec Sylvia m’a fait l’effet d’un coup de poignard. J’ai voulu me venger mais pour se faire je l’ai utilisée et je n’aurais pas dû. Je me suis excusée auprès d’elle, elle a bien compris, c’est une fille formidable. Elle est restée dans ma chambre hier et nous avons dormi ensemble.
    
    — Dormi ? Seulement dormi ?
    
    — Bien sûr, qu’est-ce que tu imagines ?
    
    — Je ne sais plus trop ! après le coup fourré d’hier soir, je peux m’attendre à tout !
    
    — C’est une chic fille et elle est superbe ; tu as bon goût, mais ça je le savais déjà !
    
    Décidément Sarah ne cesse pas de m’étonner par sa détermination, son culot voire sa perversion.
    
    Elle m’attire vers elle, mais je lui dis que ...
    ... je n’ai pas le cœur à baiser ce soir ; je m’allonge près d’elle nos corps se touchent mais restent sages : l’heure n’est pas à la galipette.
    
    Le sommeil tarde à venir et l’image de Sylvia se greffe dans mon cerveau : je l’imagine seule dans son lit soit dormant, pensant à nous deux et j’ai honte de lui avoir fait subir ce rôle indélicat ; je n’en suis pas l’auteur, mais j’en suis le responsable. Que pourrai-je faire pour me faire pardonner ce camouflet ? En pensant à Sylvia je me mets à bander, je tourne le dos à Sarah et m’endors dans les bras de Sylvia.
    
    Au réveil le lendemain, le corps de Sarah a raison du mien. C’est un aimant et je me laisse magnétiser par son parfum, sa souplesse, sa peau, sa couleur, son attraction et nous faisons l’amour comme des fous, oubliant les tracas et les soucis ; assouvis, relaxés, détendus, nous commençons cette journée comme tant d’autres : avec le sourire.
    
    Sourire que nous n’allions pas garder très longtemps : la présence quasi quotidienne de Sarah dans ma chambre est venue aux oreilles du directeur et j’ai été convoqué dans son bureau ; après un sermon digne d’un pasteur anglican, insistant sur le fait que je suis encore mineur il m’a promis qu’à la prochaine incartade c’était le retour en France par le prochain bateau. Sarah a également eu droit au même sermon et à la promesse du même bateau.
    
    J’avais effectué la moitié de mon stage sur cette île de rêve et l’avenir s’annonçait assez sombre.
    
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