1. un soir de vernissage (1)


    Datte: 29/05/2022, Catégories: Erotique, Auteur: sameplayer, Source: Xstory

    ... d’art ?
    
    — Depuis peu, il s’est découvert un goût pour la peinture. Nous courrons donc les musées et les expos pour combler le retard culturel de mon mari en attendant de passer à autre chose, m’explique-t-elle. Avec un rien de moquerie dans les yeux.
    
    Mon amour prononcé des jeux de mots limites me pousse à lui répondre qu’un amateur d’art pressé et un amateur dare-dare... Ca la fait pouffer. Du coup, je récupère mes quatre bons points. Elle me regarde un peu hésitante et me demande :
    
    — Vous êtes joueur ?
    
    Je lui réponds que les jeux de société à deux sont ma grande passion.
    
    — OK, me dit-elle, j’habite......... (Bon, je ne vais quand même pas vous donner son adresse non plus), vous verrez, c’est un pavillon de plain-pied, vous sautez le petit mur sur la rue, vous faites le tour de la maison, derrière sur la terrasse il y aura une porte-fenêtre d’ouverte, c’est ma chambre. Cette nuit 3 Heures ?
    
    Là, elle me scotche.
    
    — Et votre mari ?
    
    — Nous faisons chambre à part et il dort toujours très bien.
    
    Je réfléchis. Deux secondes. Si je réfléchis trois, je vais me sauver. Et je m’entends répondre ‘’OK, 3 heures’’.
    
    Un sourire, elle me plante là et va rejoindre son mari. Je traîne un peu, rends deux ou trois bonjours et je me casse discret. Franchement, se gaver d’art abstrait quand le modèle concret vous attend…
    
    J’ai regardé l’adresse (Manquerait plus que je me goure de quartier), calculé le temps, mis mon réveil. Un peu avant deux heures trente, debout, ...
    ... un peu avant trois heures, je suis dans son quartier. Une banlieue proprette où par mesure d’économie, on éteint les réverbères la nuit. Moi par mesure de discrétion, je me gare une rue avant.
    
    Je sors, la voiture affichait 9°, moi je suis chaud comme une baraque à frites, je ne sens pas le froid, je suis chaud et dans le noir complet. J’avance un peu en rasant les murs, une marche d’escalier. Un peu plus, c’était la gaufre. Je tourne le coin de la rue, toujours aussi noir, même pas la lune...
    
    Je trouve le pavillon de plain-pied, comme elle l’a dit, où elle l’a dit, si il y a arnaque, ce n’est pas là. Je fais le tour de la demeure en marchant sur l’herbe, pour ne pas faire de bruit. Un truc juste devant ma tronche, un poteau à linge. Bon, faisons gaffe, si j’arrive avec le tarin qui coule, ça va casser le charme de l’histoire. La terrasse, la porte-fenêtre ouverte...
    
    Elle est là. Elle s’assoit dans son lit en m’entendant arriver. Je ne dis rien, je me penche seulement vers elle pour lui poser un baiser en lui murmurant :
    
    — Re-bonsoir.
    
    Elle me répond :
    
    - C’est gentil d’être venu.
    
    Gentil tu parles. Elle ne me connaît pas. Je suis un aventurier moi Madame, si Crocodile Dundee et Indiana Jones avaient pu se marier à l’époque, je serai leur fils naturel. Je me désape à toute vitesse pendant qu’elle fait passer sa nuisette par-dessus ses épaules. Elle ouvre sa couette et je me glisse contre elle. Elle est chaude, sa peau est souple, elle sent bon, le sommeil, la ...