1. Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire (10)


    Datte: 25/05/2022, Catégories: Divers, Auteur: Nkari, Source: Xstory

    ... ferme, et quand je suis arrivé, le salon était déjà fermé… ou pas encore ouvert, je m’souviens plus.
    
    — Hein ? Tu veux dire que tu es arrivé en avance ?
    
    — Ouais, truc de dingue ! J’avais mis mon réveil pour onze heures du matin, histoire d’arriver pas trop tard, et ce con a sonné douze heures plus tôt. J’ai mieux compris après pourquoi il faisait encore nuit.
    
    — Et qu’as-tu fait après ?
    
    — Bah, je m’suis assis pour attendre l’ouverture, et puis j’me suis allumé un pétard… puis un autre… puis un autre… et encore un… un autre… et…
    
    — Ça va, j’ai compris !
    
    — Hé, dis, Francis mon ami, tu veux manifester pour les lapins toi aussi ?
    
    — Je ne peux pas : je suis ici en mission, avec le Maquereau.
    
    — Merde alors ! J’te plains, man. Tiens, prends un bédo, ça va te faire du bien.
    
    J’accepte et l’allume le temps que l’autre con arrive. Le joint tourne entre nous deux. Dix minutes plus tard, Sanka en allume un second que je refuse, voulant garder la tête froide. Le chevalier du Cancer déguste lentement son herbe tandis que les visiteurs s’agglutinent à l’intérieur du salon. Nous n’approchons pas loin de midi, et toujours pas d’Emmanuello en vue. Je me demande pourquoi je m’embête encore à être à l’heure à mes rendez-vous.
    
    — Et au fait, Sanka, tu ne voulais pas manifester ?
    
    — Yo, déstresse, man. Rien ne sert de courir avant d’avoir tué la peau de l’ours.
    
    — Ce n’est pas comme ça qu’on dit.
    
    — Vraiment ?... Ouais, bah, de toute façon, c’était pas gentil pour ...
    ... l’ours, ça.
    
    Finalement, le chevalier des Poissons décide de faire acte de présence. Je lui tends la main à son arrivée. Il me lance un regard de dédain mais accepte de me la serrer sans pour autant effacer le dégoût de sa face. Et dire que je vais devoir le supporter tout le long… Je salue Sanka et me dirige vers la porte de l’entrepôt. Emmanuello me bouscule pour être le premier à pénétrer dans les lieux. Grande inspiration ; ne nous énervons pas !
    
    — Pouah, c’est une vraie infection, cette porcherie ! s’exclame le Maquereau sans grande discrétion. Ça doit vachement te rappeler chez toi, Francis !
    
    — Chez moi ?
    
    — Bah oui, le Jardin d’Aphrodite, le sanctuaire des bouseux !
    
    — Mais va te faire foutre, le Maquereau. T’as rien d’autre à faire que de me pomper l’air ? Nous n’étions pas censés faire semblant de collaborer ?
    
    — Oh, ça va ! C’était un petit tacle amical.
    
    Mais bien sûr, prends-moi pour un con… J’ai envie de le baffer mais je garde le contrôle. Il ne faut pas oublier pourquoi je suis ici.
    
    — Viens, mêlons nous au public et faisons semblant de nous intéresser à leurs problèmes.
    
    — Pff, c’est d’un pénible…
    
    Nous arrivons devant un enclos de moutons qui ont l’air vraiment mal en point. Leur éleveur, un homme en salopette, ventre gonflé et hygiène bancale est en pleine discussion avec un groupe de visiteurs.
    
    — Oh, regarde : tes confrères, me souffle le Maquereau en désignant l’enclos.
    
    — Non, mais franchement, t’es lourd, là !
    
    — Dis, t’en as ...
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