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Le projet artistique (62)
Datte: 22/05/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory
Maxime narrateur Contrairement à nous, le train menant les Allemands en France avait notre ville pour destination finale. Nous étions sur le quai de la gare à trépigner d’impatience. Nous, les mecs, étions sur des charbons ardents mais les nanas étaient proches de l’hystérie. Et encore, c’était sans commune mesure avec l’état de fébrilité d’Elisa. Paul avait du mal à la calmer, c’était la première fois que Dieter et Hanna venaient en France. En plus, elle n’arrêtait pas de se demander comment le ventre de sa belle-sœur avait pousser. Notre professeure avait pu admirer celui de Graziella jusqu’à son congé maternité et elle avait même pu tenir la petite fille dans ses bras. Elisa avait abandonné toute tristesse à propos de son infertilité. Même la petite grippe ou gastro qu’elle avait eu la semaine précédente n’avait en rien entamé sa gaité. Le train eut un peu de retard. Il déboucha sur le quai et freina avec ce bruit métallique particulier. Nous ne savions pas trop dans quelle voiture ils se trouvaient. A la différence de notre voyage le leur se fit finalement de jour. Ils arrivèrent en début de soirée le dimanche. Je pensai alors qu’ils allaient être morts de fatigue en arrivant. Nous attendions en bout de quai et soudain, Sylvie vit Dieter descendre le premier d’un wagon en milieu de train. Il fut immédiatement suivi par Hanna puis par les filles. Les garçons restèrent à l’intérieur le temps de sortir tous les bagages que Jutta et ses copines entreposaient sur le ...
... quai. En moins de deux, l’efficacité allemande fit ses preuves et la petite montagne de bagages se retrouva sur le quai. Elisa s’élança vers son frère et l’enlaça tendrement. Elle se détacha pourtant vite pour admirer Hanna et la serrer contre son cœur. Ventre contre ventre, elle semblait voler sur place. Les deux groupes se retrouvèrent enfin réunis et il y eut de longues embrassades et accolades. Assez longues pour que nous soyons les derniers sur le quai. Il fallut nous diriger vers la sortie, le van du lycée était garé et allait servir à transporter tout le monde. Le trajet n’était pas très long mais trois voyages furent nécessaires pour nous acheminer tous à bon port. Nous nous retrouvâmes dans l’ancien internat, Cristian et le personnel de ménage y avaient fait un coup de propre mais on sentait bien qu’il n’avait pas été utilisé depuis plusieurs années. Mais nous n’en avions rien à faire tellement nous étions heureux d’être tous là. Le directeur passa nous voir quand il vit la lumière allumée dans cette partie de son établissement. Il parla longtemps, comme à son habitude. Peter, surtout, mais les autres aussi, piquait régulièrement du nez. Le bonhomme finit par partir en nous donnant les recommandations d’usage et en nous indiquant qu’il avait fait préparé un repas froid pour ce soir-là par la cuisine scolaire. Il avait bien fait d’y penser car nous avions tous très faim sans compter la fatigue des Allemands. Il s’en alla et nous nous rendîmes à la cantine. Le repas ...