1. Mission en Érébus (4)


    Datte: 12/05/2022, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: Miss Arthur

    LIA RACONTE
    
    À la demande de la présidente, nous restâmes encore quelques jours en Érébus. Cette dernière s’adressa le soir même à la population du pays via les chaines de télévisions et les réseaux sociaux, nous étions derrière les caméras sur le plateau de tournage au palais présidentiel, en compagnie de toutes celles et ceux qui avaient participé à l’opération.
    
    « Citoyennes, citoyens, mes cher·es compatriotes, je vous informe que durant ces dernières quarante-huit heures, un enlèvement de vingt étudiants a eu lieu, perpétré par un groupuscule terroriste se réclamant de l’ancienne dictature et ayant le dessein de la rétablir un jour. Il n’est pas admissible que de tels actes soient commis dans une démocratie telle que la nôtre. Étant cheffe du pouvoir exécutif de notre pays et tirant ma légitimité de vos choix électoraux, j’ai agi de telle sorte que ces ennemis de la Nation soient neutralisés et les otages libérés sans avoir subi le moindre mal. Seule ombre au tableau de cette opération, leur chef, Ganelon, fils d’un des anciens sinistres dignitaires de l’ancienne dictature, est en fuite. Son signalement est d’ores et déjà diffusé partout, dans les lieux publics, les commerces volontaires et sur les réseaux sociaux. Toute personne étant en contact avec lui est priée de se mettre en contact avec les forces de police.
    
    Je suis au regret de vous annoncer que toute collaboration avec cette personne ou ses complices sera considérée comme un acte de félonie et sera puni ...
    ... par le pouvoir judiciaire selon les lois et la constitution. Notre société démocratique, faite d’ouverture, de dialogue et de tolérance est aujourd’hui menacée par cette résurgence de ceux qui appellent au retour d’un supposé ordre ancien dont nous n’avons que trop souffert dans le passé, qu’il s’agisse de racisme, de sexisme, d’extermination, d’emprisonnements arbitraires et d’espionnage permanent de la population. Malgré le pluralisme de notre société et notre liberté d’expression, les opinions privilégiant ce modèle de société ne peuvent être tolérées et sont justement punies par la loi. Nous proposons à ceux de notre peuple qui seraient encore tentés par ce type de société, ou ceux qui seraient indécis, de profiter de nos programmes d’éducation et d’information qui ne sont pas du lavage de cerveau ni de la rééducation forcée.
    
    Ils y apprendront le caractère scientifiquement et socialement infondé de la notion de race ainsi que les bienfaits de l’écoute, de l’entraide et de la tolérance entre les personnes. Étant en charge du seul pouvoir exécutif et n’ayant pas à interférer avec le pouvoir législatif au titre de notre constitution démocratique, je supplie cependant le Congrès d’être à l’écoute des besoins sécuritaires de notre société et d’être au rendez-vous quand il s’agit de faire les choix financiers nécessaires. Le mal auquel nous faisons face doit être combattu par tous les moyens, magiques et non magiques, et cela inclut la création d’unités spécialisées de lutte ...
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