1. Faux semblant_Partie 3


    Datte: 11/05/2022, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Briard

    Cette histoire est une pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes, des lieux et des phénomènes existants ne peut être que fortuite…
    
    Partie 3
    
    Les années de première et de terminale passèrent sans plus d’anicroche. Lisa et Dylan s’engagèrent en courses côtières de voile et remportèrent les principales épreuves. La Spi Ouest-France, la Croisière EDHEC, la Ligue Natinale de voile la première année, la Nice Ultimed et le Tour voile la seconde. En dehors du temps consacré à la préparation des régates, ils donnaient des cours de voile et faisaient du temps partiel chez Navale Composite. Le couple était désormais, reconnu dans le milieu de la navigation, craint dans celui de la compétition, et estimé dans celui de la construction navale. Ils avaient plus que contribué à la réalisation de plusieurs monocoques, un trimaran de course et même un chalutier de pêche côtière.
    
    Ces deux années furent particulièrement marquées par la mise en chantier de leur plus grand projet. Ils avaient l’ambition de construire, pour eux-mêmes, un voilier de grande croisière. Vingt-deux mètres de long, cinq mètres soixante de large, une coque en aluminium et un pont en teck, un tirant d’eau de trois mètres quarante, une voilure au près de deux cent vingt mètres carrés, un spi de deux cent quatre-vingt-dix mètres carrés. Deux vastes cockpits, un pour la manœuvre et un pour la détente équipé d’une banquette en « U » ceinturant une table escamotable et de plusieurs bains de soleil, deux ...
    ... cabines doubles, deux cabines de bain. Le patron de Navale Composite accepta de mettre ses locaux d’étude et son atelier de construction à leur disposition et sous contrat, à la condition qu’ils obtiennent le prêt bancaire, cèdent les droits sur les plans du navire et adaptent les données à quatre autres modèles, en douze, seize, dix-huit et vingt mètres qui seraient construits dans le même temps, dans un nouvel atelier attenant au premier et pour lesquels ils superviseraient la mise en œuvre. Le budget de leur navire fut combiné avec celui des quatre autres, ce qui réduisit considérablement son coût. A lui seul, leur bateau revenait à environs trois cents milles euros. S’ils avaient dû l’acheter, son prix aurait quelque peu dépassé le million ! La principale banque du constructeur ne mis guère de difficultés pour financer le tout et la signature de leur premier contrat fit grand bruit et fut même l’objet d’un reportage télévisé.
    
    Leur vie changea radicalement. Ils devenaient adultes, considérés dans le milieu et quelques peu chouchoutés par leurs professeurs.
    
    Ils passèrent en même temps leur permis A1 et s’offrir chacun un scooter. Un Honda Forza pour Lisa et un Yamaha Xmax ABS pour Dylan. Ils devenaient autonomes et cela contribua heureusement au changement de leur quotidien.
    
    En fin de terminale, ils déposèrent leur dossier de candidature pour une prépa MPSI au lycée Naval de Brest. Sur deux ans, une année MPSI et une seconde MP, cet établissement préparait les futurs ...
«1234...7»