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38, Elm Street (1)
Datte: 23/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Count Zero, Source: Xstory
... la France. Il décida qu’il était temps d’aller se brosser les dents et se changer pour la nuit. Il entendit, aux bruits de portes successifs, que Kelly venait de quitter la salle de bain pour sa chambre. Il ne souhaitait pas spécialement la croiser après cette journée trop riche en émotions. Il ne souhaitait pas non plus être confronté à la tenue « à l’aise » qu’elle avait mise pour sortir de sa douche, car il avait pris soin de ne pas imaginer sa propriétaire nue dans sa salle de bain. Il se faufila jusque dans la salle d’eau, et enclencha le loquet de la porte une fois à l’intérieur. L’air parfumé d’un délicieux parfum floral était tellement moite et saturé que l’eau perlait en grosses gouttes sur le miroir. Il sortit da brosse à dents et son dentifrice de son pochon noir en matière synthétique, et il commença à se brosser les dents distraitement. Laissant son regard vagabonder autour de la pièce, il aperçut des nombreuses lotions, crèmes, savons, shampoings, après-shampoings, démêlants, rouges à lèvres entamés et autres maquillages de toutes sortes, le tout éparpillé sur les étagères de meubles Ikea sans logique apparente. Mais soudain, il fronça les sourcils... il vit ce qui ressemblait à un vêtement en boule sur le sol. Un vêtement bleu aux coutures argentées, fait d’un tissu qui semblait aérien. Blaise resta bloqué quelques secondes sur ce qu’il avait sous les yeux.Vraiment ? pensa-t-il.Elle laisse traîner ce truc par terre ?Il posa sa brosse à dents, et ...
... souleva ce qui s’avérait, comme il se soupçonnait, le peignoir de Kelly. Il resta de nouveau quelques secondes dans une espèce d’état de flottement indescriptible. Comme si son cerveau cessait de fonctionner à cause de la trop grande charge d’informations qu’il devait traiter. Il regarda par-dessus son épaule, pour vérifier que le loquet de la porte était bien fermé, et que personne ne pouvait rentrer. Sans qu’il comprenne vraiment pourquoi, ses bras approchèrent la robe de chambre de son visage lentement. Suffisamment lentement pour qu’il sût qu’il regretterait son geste une fois qu’il en aurait fini. Il ne colla pas tout de suite le nez sur le tissu léger et souple de la robe de chambre. Quitte à le regretter après, il prit un moment pour savourer cet instant et se remémorer encore une fois les formes et la chair qui avaient donné vie à ce bout de tissus à présent inanimé, mais encore habité du souffle de vie de sa douce détentrice. Puis, laissant de côté toute délicatesse, il plaqua avec frénésie le vêtement sur son visage. Une orgie d’odeurs vint le stimuler : la délicatesse d’un parfum printanier mis le matin, la moiteur d’une journée d’été, et les pointes des odeurs de sueur épicée, propre à la femme qui les y avait déposées. Blaise fut pris d’une érection, soudaine et honteuse, qui lui rappelait les bassesses de ses propres pulsions. Il resta suspendu encore quelques longues secondes à son bout de tissus avant de le jeter à ses pieds, décidé qu’il était de mettre fin à ...