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Une autre épidémie (2)
Datte: 20/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: emln78, Source: Xstory
Marie sort de son appartement en vitesse. Elle est en retard et n’a même pas pu prendre un petit-déjeuner. Elle s’était couchée de bonne heure, mais n’avait pas pu s’empêcher de se toucher au réveil, comme la veille. "Ça commence à devenir vraiment handicapant, j’espère ne pas avoir d’envies au bureau, mais avec du monde autour, ça devrait aller". De toute façon, elle a déjà prévu de prendre rendez-vous chez son médecin traitant, une sorte de mamie joyeuse un peu hippie, elle lui avait même conseillé un joint plutôt que des antidouleurs classiques lorsque Marie s’était cassé le poignet. Elle se sent bien avec elle et sait qu’elle n’aura aucun problème à se confier. Une fois arrivée devant les locaux, Marie passe dire bonjour rapidement à ses collègues, elle ne veut pas perdre de temps à bavasser, elle est assez en retard comme ça. Les heures et les dossiers passent, et sur le coup de 10h30, Marie sort de ses dossiers. Elle est mal à l’aise, se sent stressée. "Mais quoi encore, que me veut ce corps", pense-t-elle, exaspérée. Elle pose sa main sur son intimité, par-dessus son pantalon bleu, et quasiment instantanément, sa libido s’active. "Mais pas maintenant, puis pas si tôt, je ne peux même pas rentrer chez moi". Elle essaye alors de se remettre à travailler, elle lit la fiche du client une première fois, puis arrivée au bout, elle se rend compte qu’elle n’a rien retenu. Elle recommence, mais sans succès. "Allez pause-café, je vais me changer les idées et j’en profiterais ...
... pour manger un morceau". Un café espresso coule avec son bruit caractéristique tandis que Marie prend son paquet de bonbons habituel, avant de rejoindre ses collègues sur la petite terrasse. Il ne fait pas très chaud, mais on peut y rester sans veste sous le soleil. — Enfin un peu de soleil, ça fait du bien après ces jours pourris, dit Marc, un collègue de la compta. — Ça commençait à me manquer, je craignais de perdre mon bronzage de vacances, répondit une autre. — Moi je trouvais ça bien le gris, après les trois semaines de canicule qu’on a eues pendant nos congés en Espagne. Marie suit vaguement la conversation, plongée dans ses pensées, jusqu’au moment où Christophe, le manager de Marie, arrive. — Vous allez bien ? dit-il, très engageant. — On se réjouissait du soleil de la rentrée, répond Marc, un moment qu’on ne l’avait pas vu. — Vous avez raison, surtout qu’on va avoir pas mal de boulot, je sors d’une réunion avec des clients qui nous confie leur campagne de Noël. — Ah bah c’est une bonne nouvelle ça, répond Marie en sirotant son café. — C’est bien vrai, et à propos de travail, j’y retourne, dit Marc, suivi des autres collègues. Il ne reste plus que Marie qui grignote ses bonbons, et Christophe. Il doit avoir une trentaine d’années, assez jeune pour ce poste, toujours bien habillé et athlétique, même s’il fait beaucoup plus sérieux que son âge. "Je ne le connais pas tant que ça", pense Marie. Son esprit et ses yeux commencent à s’égarer ...