1. Ma version


    Datte: 20/04/2022, Catégories: fh, hplusag, candaul, nonéro, confession, portrait, couple, Auteur: Vopicek, Source: Revebebe

    ... effets indésirables commencent à se manifester, les fourmis dans les jambes, les pertes d’équilibre dues à la neuropathie, mais le plus attristant, c’est une perte progressive de ma virilité. On peut arguer qu’à partir de cinquante ans, ce n’est pas tragique, si l’on n’est pas marié à une jeune femme. Sinon, il faut commencer à avoir l’esprit large et tolérant. C’est avec soulagement que je remarquais que Marika ne semblait plus très demandeuse, ce qui m’évitait d’étaler ma honte de mec peu viril.
    
    Cependant, un doute s’infiltrait dans mes pensées, elle est encore jeune, elle doit bien compenser quelque part. Avalant toute honte, je me décidais d’ouvrir la discussion.
    
    — Marika, tu es encore jeune et moi, je ne suis plus très performant… c’est pas trop dur pour toi ?
    — Non, je vieillis aussi, enfin, c’est vrai que quelques fois j’ai des regrets qui me pèsent, mais que peut-on y faire ?
    — Je voulais te dire que si tu compenses d’une manière ou d’une autre mon manque, je ne saurais en être jaloux. Tu as aussi ta vie de femme à vivre.
    — C’est vrai, tu ne serais pas jaloux ?
    — Tu sais, ton corps t’appartient, du moment que tu me réserves ton affection et ton amour, le sexe est un peu secondaire.
    — Tu m’enlèves un grand poids. Je…
    — Je ne veux pas savoir, c’est plus facile. Juste, je n’aimerais pas l’apprendre d’autrui. Tu sais, un cocu qui ne le sait pas ne souffre pas.
    — Je me représente ce que cela doit t’en coûter de me laisser une liberté sexuelle, tous les ...
    ... hommes ne sont pas si larges d’esprit. Il faut beaucoup d’amour et moi en retour j’en ai aussi beaucoup. Je ferai en sorte de t’apporter tout le respect que tu mérites, toutefois, il faut que je t’avoue une chose.
    — Non, pas maintenant.
    
    C’est ainsi que notre vie familiale continua, Bambou est à l’Uni où tout se passait bien, il rentrait tous les quinze jours et Marika, pendant le week-end où il reste sur place, va lui rendre visite pour faire son ménage.
    
    Cependant, je me doute bien que vu la permission que je lui ai donnée, je ne serai pas étonné qu’elle en profite pour, enfin vous voyez quoi, et malgré ça, cela me travaille un peu, ces week-ends où je suis seul et où elle s’envoie en l’air avec ma bénédiction. Ma curiosité est cependant un peu aiguisée.
    
    Un soir alors qu’on est au lit et qu’elle me caresse tendrement ce putain de machin qui ne veut plus se durcir, Marika m’annonce tout de go :
    
    — Ça y est, j’ai un amant, tu ne veux pas savoir qui ?
    — Il faut dire que je m’y attendais un peu. Cela me dira quelque chose son nom ?
    — Oh ! Oui, je pense, j’ai fait comme tu me l’as conseillé, j’ai pris quelqu’un qu’on ne soupçonnerait pas. Tu veux toujours savoir qui ?
    — J’ose deviner que ce n’est pas Bambou ?
    — Non, c’est pas lui, mais cela me donne des idées. Tu serais contre ?
    — Non, bien sûr, je t’ai laissé libre, c’est pas pour que je change d’avis. C’est qui alors l’heureux élu ?
    — Tu ne devineras jamais, c’est le curé de la paroisse où Bambou avait son studio. ...