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Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire (4)
Datte: 13/04/2022, Catégories: Divers, Auteur: Nkari, Source: Xstory
... même plus nourrir correctement nos familles. — Faut se sacrifier un peu pour le bien de la communauté, explique Emmanuello. Nous faisons tous des efforts. Maintenant, retournez bosser, les feignasses ! — Des efforts pour tous ? hurle un des manifestants. Vous vous êtes fait augmenter votre salaire de 173 % l’année dernière tandis que vous nous avez baissé nos aides sociales de cinq euros. — Mais arrêtez de chialer pour cinq euros, bon sang ! C’est rien, cinq euros. — Cette somme peut permettre à certaines personnes de se nourrir toute une journée. — N’importe quoi… ricane Emmanuello. Ne vous moquez pas de moi : il n’y a même pas de quoi se payer un plat dans un bon restaurant. — Et peut-on savoir à quoi vont servir les travaux dans votre temple ? — Eh bien, pour commencer nous allons installer une piscine chauffante. — C’est inadmissible ! réagit une partie de la foule. — Ouais, on en a gros ! — Hé ho, calmez-vous bandes de gueux ! Je suis chevalier d’or des Poissons et je n’ai même pas de piscine chauffante dans mon temple ; non mais allô, quoi ! Ne vous inquiétez pas, ça sera utile à la communauté. — Ah ouais, et peut-on savoir en quoi ? — Je pourrais vous l’expliquez mais ma pensée est trop complexe pour vous. Vous ne comprendriez pas toutes les subtilités que ça va me... je veux dire, nous permettre. — Le Maquereau, au bûcher ! — Y’en a marre des chevaliers d’or qui exploitent les petits gens ! — Qui a parlé d’exploitation ? ...
... C’est vous, les feignasses, qui voulez ne rien foutre de votre journée. Vous êtes toujours là à demander plus de congés et des horaires plus légers. Dans le temps, les gens avaient la réelle valeur du travail. Ils bossaient quinze heures par jour, sept jours sur sept, n’avaient pas de congés ni de salaire, et ils ne s’en plaignaient pas. Ah, les vraies valeurs se perdent. — Oui, ça s’appelait l’esclavage ! — Ah, la belle époque… rêve Emmanuello à voix haute. Visiblement, l’utopie du Maquereau n’a pas l’air de convaincre les civils qui semblent de plus en plus en colère. Emmanuello les observe quelques secondes avec un regard de mépris puis se décide à rebrousser chemin vers nous, les chevaliers d’or. — J’ai essayé de les calmer, ces feignasses ! C’est peine perdue, ils n’écoutent rien. Maintenant, débarrassez-moi de ces gueux, nous ordonne-t-il. Défoncez-les ! — Ce sont des civils, interviens-je. Je ne m’en prendrai pas à eux. — Dois-je te rappeler que tu es chevalier d’or ? me crache-t-il au visage. Et en tant que tel tu es censé défendre le Sanctuaire de toutes les menaces ! — Ces gens font aussi partie du Sanctuaire, lui hurlé-je. Je ne prendrai pas les armes contre notre population. — Ce sont des rebelles ; ils menacent l’ordre établi. Je t’ordonne de les châtier comme ce que mérite tout misérable rebelle ! — Non. Je ne m’en prendrai pas à des civils, j’ai dit. Et puis, je n’ai pas d’ordre à recevoir de toi. Tu n’es pas le Grand Pope, à ce que je ...