1. Branle-bas de combat


    Datte: 13/04/2022, Catégories: fh, voyage, amour, jalousie, dispute, pénétratio, policier, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... noces aux Seychelles en septembre. J’espère que je pourrais me libérer.
    — Hé ! tu as intérêt, sinon je te remplacerai, lui dit sa sœur en riant.
    — Ben voyons !… Pas touche, il est à moi.
    — Garde-le bien. Tu n’en trouveras pas deux comme lui.
    
    **********
    
    Déjà deux semaines, le week-end approche. Nicolas l’appelle le jeudi soir au téléphone, elle est encore dans son bureau avec Jérôme, en train d’essayer de reconstituer un dossier qui manifestement est tombé un jour par terre et a été remis en vrac dans son carton :
    
    — Ma chérie…
    — Quoi encore ?
    
    Dérangée dans son travail, Sarah répond d’un ton sec, Nicolas a l’habitude :
    
    — Je te dérange ?
    — Non, non, mais fais vite.
    — Tu n’as pas lu mes messages ? Je t’en ai laissé plusieurs.
    — Oui, bon, je suis débordée. T’appelles pour quoi ?
    — J’ai reçu ce matin les papiers de la mairie, pour publier les bans, il reste juste deux samedis disponibles fin juin, nous devons choisir.
    — Quoi ? C’est pas déjà fait ?
    — Hé ! Je n’ai pas que ça à faire. Occupe-t’en si tu es si pressée.
    
    Sarah se rend compte de son énervement :
    
    — Excuse-moi, mon chéri, je suis à cran en ce moment, cette enquête nous rend tous nerveux.
    — Ça n’avance pas ?
    — Difficilement. Alors quoi, la mairie ? Choisis le jour que tu veux.
    — D’accord, j’ai rendez-vous lundi prochain.
    — Bon, ben c’est parfait. Fais au mieux, tu me diras, je te fais confiance. Au revoir, je dois y aller.
    — Non attend, y a un problème.
    — Quoi encore ?
    — Nous devons ...
    ... signer les papiers tous les deux, il me faut ta signature.
    — Zut !
    — Il y a une solution. Je pourrais venir te voir ce week-end, nous pourrions tranquillement décider ensemble… Je peux être là samedi matin, je repartirais dimanche soir.
    — Ça va te faire une sacrée route, et tu sais vu le boulot ici, je bosse aussi le dimanche.
    — Je te laisserais travailler. Mais on pourra au moins manger ensemble, et passer une nuit ensemble, j’ai envie de toi, tu me manques.
    — Moi aussi, tu me manques… bon d’accord, à samedi.
    — Je t’embrasse, ma chérie.
    
    Mais Sarah a déjà raccroché.
    
    **********
    
    Le lendemain, Sarah a rendez-vous avec la Juge d’Instruction, une jeune femme nommée il y a un an. Que connaît-elle de ce dossier ?
    
    Elle fait pourtant bonne impression à Sarah, « Vous avez carte blanche, allez-y, et si vous avez besoin de moi, n’hésitez pas ». Elle aussi aimerait voir cette affaire aboutir, rapidement, pas question de laisser un dossier de vingt ans prendre le pas sur la pile qui augmente tous les jours.
    
    Sarah allait prendre congé, lorsque la porte s’ouvre sur le Procureur, un homme sûr de lui, il va toujours à l’essentiel, pas d’état d’âme déplacé. Sans même lui dire bonjour, il clame trop fort :
    
    — Une semaine, je vous donne une semaine, pas un jour de plus. Après je clos le dossier. Je n’ai pas que ça à faire.
    
    Et il repart, comme il était arrivé, en coup de vent.
    
    La juge, tout aussi secouée que Sarah, la raccompagne :
    
    — Vous avez entendu le Procureur. ...
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