1. La dépravation de la collaboratrice (1)


    Datte: 31/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: AmbroiseAmbos, Source: Xstory

    L’atmosphère était brûlante, Lila le ressentait au plus profond de son être. Sa poitrine remontait avec difficulté à mesure qu’elle se jetait corps et âme dans l’effort. Son rythme cardiaque se déchainait, et, les yeux clos, elle sentait son cœur tambouriner avec effroi à chaque mouvement de ses hanches. Un geste de plus pour déchainer la chaleur de son corps, la sueur de sa débâcle.
    
    Il ne restait qu’une vingtaine de marches à la jeune femme pour atteindre le dernier étage de la tour Galt. Ses muscles souffraient le martyr à force de déambuler dans les couloirs pointus et les postes d’accueil douteux. On rapportait que le bâtiment rendait fou quiconque y cherchait un endroit précis, que le vaste dédalle d’escaliers et de portes dissuadait presque toujours un brave de s’y aventurer. Mais Lila s’était déjà rendue ici, à vrai dire c’était la 3ème fois en un mois qu’elle faisait le chemin entre son appartement vétuste de la banlieue de Dijon et la tour. Son profil semblait intéresser les chasseurs de tête, comme s’ils avaient deviné par le plus grand des hasards que depuis toute petite on lui promettait un avenir radieux et épatant.
    
    Aujourd’hui n’était à vrai dire qu’une formalité, un dernier pas avant son entrée dans la boite familiale de chemins de fer et, qui sait, sa quintessence. Peut-être serait-elle enfin sereine après ça, qu’elle pourrait se dédier de plein fouet à la recherche d’une épaule contre qui se coucher. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas partagé ...
    ... un lit avec quelqu’un. « Allez quoi, 2 ans, 2 ans et demi tout au plus ? » se mis-t-elle à penser. A vrai dire elle avait oublié, elle essayait de jouir un maximum de sa liberté et, même si elle n’aurait pas osé l’avouer pour choquer ses proches, elle se sentait à l’aise dans son quotidien de femme solitaire. Pas d’imbécile sur qui râler après une bêtise, pas d’étreintes ou de surnoms ridicules qui feraient pleurer de rire le comble des mortels.
    
    Non, elle était à l’image de ce bâtiment : froide et modeste, mais recelant de milliers de surprise à qui saurait arracher le tailleur haute couture qui l’enveloppait. Au bout du couloir, c’est une voix langoureuse qui résonne, de celles qui laissent penser que son propriétaire est passé maitre dans l’art de commander.
    
    — Miss Poe quelle joie de vous revoir, je vous attendais justement !
    
    Ludwig souriait, le sourire d’un carnassier. « Voyons ne restez pas dans le couloir, entrez je vous en prie. » Et alors que la jeune femme se frayait un chemin au milieu de la pièce, il referma la porte, plongeant le couloir dans un sommeil teinté d’obscurité.
    
    Elle rabattit la couette sur le haut de sa poitrine et retourna à nouveau sa tête sur l’oreiller. L’après-midi avait été éprouvante, bien trop éprouvante. La discussion s’était légèrement envenimée avec Ludwig le recruteur, mais rien qui aurait pu compromettre sa candidature. Elle avait apprécié sa manière de couper court à la discussion, de s’imposer. Il semblait lui tenir tête, lui ...
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