1. Perdu en ville


    Datte: 26/03/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Charly Chast, Source: Hds

    ... disait. C'était pas plus mal.
    
    Il continuait, je commençais à fatiguer, c'est pas toujours facile cette affaire, il faut bien garder la bouche ouverte, bien ouverte. Le mec qu'on suce ne doit en aucun cas sentir les dents, quand on suce, on suce bien ! C'est une question de principe et moi, j'ai une réputation à défendre.
    
    Il finissait par se retirer totalement. Il voulait revenir, je le bloquais …
    
    – C'est bon, c'est bon, c'est bon. Là je peux plus ! Bafouillais-je.
    
    Il ne se calmais pas, m'attrapait, me relevais, me retournais et baissait mon pantalon. Il commençait à s'énerver. J'ai à peine eu le temps de réagir ! Il me poussait en avant, je m'appuyais sur la pile de pneus. Je ne pouvais pas écarter les jambes, mon pantalon sur mes chevilles m'en empêchait.
    
    Ça non plus, ça ne l'arrêtait pas. Il m'a enfoncé sa queue dans le cul, avec force. J'ai gueulé. J'ai pas dis que j'avais essayé de me dégager mais j'ai gueulé. Ça n'a pas vraiment résisté mais je l'ai senti passer. Surtout qu'il a poussé fort, en un mouvement, en une fraction de seconde son ventre s'écrasait contre mes fesses. Il se retirait et recommençait, une fois encore, et encore …
    
    Je me cramponnais comme je pouvait à ce que j'avais sous le main. Il me remuait dans tous les sens. C'était bon, c'était terriblement bon. C'était un peu douloureux mais tellement jouissif. Il me limait le cul avec force et violence. Je râlais, je gueulais, je gémissais, j'en redemandais.
    
    C'était le pied !
    
    Ses coups ...
    ... devenaient secs et courts. Il jutais en moi, il jutais dans mon cul. Il me mordillait le cou en gémissant de plaisir. Je gémissait également. Il me tenait bien serré contre lui. C'était à nouveau, enfin, c'était finalement un moment de câlin. Je ne suis pas sûr qu'on ai eu un moment de câlin plus tôt. Enfin c'est pas grave. Quand il m'a lâché je suis tombé par terre, ça l'a fait rire.
    
    – Bein dis donc, tu es un bon coup toi ! Tu restes longtemps dans le coin ?
    
    – Qui ça ?
    
    J'étais sonné je vous dis.
    
    – Bein toi, qui y a d'autre ici ?
    
    – Heu moi, heu, deux semaines …
    
    – Il faudra qu'on se revoit …
    
    – Au plaisir. Mais tu sais vraiment ou je vais, tu connais vraiment l'adresse ?
    
    – Au bout de la ruelle, tu prends à droite et c'est deux ou trois maisons plus loin.
    
    Il me regardait remonter mon pantalon qui était maintenant couvert de taches de goudron ou de je ne sais quoi. L'endroit n'était pas très propre. Je me rhabillait au mieux.
    
    – Je ressemble à quoi moi maintenant ?
    
    – A un mec qui vient de se faire enculer !
    
    – Ah ! Ça se voit tant que ça ?
    
    Il éclatait de rire, je m'essuyais le visage, me rendais présentable et continuait ma route. Pour sortir de la ruelle je le suivais, il me montrait la maison ou j'allais. Une maison à deux étages comme prévu, c'était bien là.
    
    – Moi j'habite au vingt sept, deuxième étage porte de droite … Tu passes me voir quand tu veux !
    
    Je le saluais de la main et on se séparait. Mon pantalon était couvert de taches ...