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Le projet artistique (13)
Datte: 15/03/2022, Catégories: Divers, Auteur: Yojik, Source: Xstory
... toilettes. Nous choisîmes la cloison qui serait percée et là où se mettraient Amandine et Marie. Nous nous donnâmes rendez-vous à la pause de milieu de matinée. Lorsque la sonnerie retentit, nous nous dirigeâmes aussi naturellement que possible vers le lieu du crime. La pièce était vide comme prévu. Germain entra dans la cabine où seraient nos copines. Il prépara la perceuse et la scie cloche. Nous cherchâmes une prise, nous eûmes un moment de panique n’en voyant aucune. Finalement, il y en avait une dans le placard à l’entrée. Le fil était juste assez long pour pouvoir percé. Il n’y avait toujours personne. Tant mieux vu ce que nous voulions faire. Olivier resta avec Germain. Je me postai à la porte et les filles, réparties en deux groupes, se positionnèrent en haut des deux escaliers menant à l’étage. — Il est presque l’heure. Prépare-toi, dis-je à Germain. Il prit sa perceuse en main. Olivier alla la brancher et resta auprès pour débrancher dès que le trou serait percé. Je fis un signe aux deux groupes. Sylvie et Liz levèrent un pouce pour signifier que tout était OK. Il ne restait plus que quelques secondes, la tension était montée d’un cran. Soudain on entendit la cloche, bruyante et stridente comme d’habitude. Germain déclencha la perceuse et effectivement il ne fallut qu’un instant pour percer la fine cloison. Nous nous précipitâmes pour tout ranger et retourner en cours. Il ne fallait pas que quelqu’un se décide à aller aux toilettes avant midi. Le gardien ...
... aurait alors le temps de venir faire une réparation rapide. Je priai intérieurement pour que tout se passe bien. A midi, nous allâmes occuper toutes les toilettes du premier étage, obligeant ainsi plusieurs élèves à monter à l’étage. On entendit des cris de surprise et quelques instants plus tard un pion beugla littéralement et fulmina sur la médiocrité de la jeunesse actuelle. Nous nous dirigeâmes comme les autres élèves vers la sortie. Le gardien regardait tout le monde sortir, un pion vint lui signifier la réparation à faire. — Bande de petits saligauds. Je ferai ça après déjeuner. Il n’y aura personne, je serai tranquille, se contenta-t-il de dire. Je l’observai rapidement. Raymond P était un bonhomme d’environ 45 - 50 ans, un peu d’embonpoint, cheveux gris et gras. Il avait l’air d’avoir toujours trop chaud et transpirait souvent. Ça ne serait pas une partie de plaisir pour les filles. Il ferma derrière le dernier élève. Nous avions probablement jusqu’à 14h au moins. Connaissant le bonhomme, il ne se presserait pas plus que ça. Sylvie et Carine partirent rejoindre Paul et Elisa en nous souhaitant bonne chance. Nous attendîmes que les pions partent à leur tour. Encore quelques minutes de patience et nous escaladâmes les grilles en nous assurant de ne pas être vus. Les filles galérèrent un peu avec leurs jupes, mais nous fîmes vite. Nous partîmes nous mettre en position. Olivier et Liz se cachèrent non loin de la petite maison du gardien. Pendant ce temps-là, nous ...