-
Le projet artistique (22)
Datte: 13/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory
... fait on sait pas comment ils s’appellent. — Faut leur demander et se présenter. Mais au fait tu sais faire des bandages toi ? — Non. Mais une fois mon père a eu un accident et une infirmière est venue pendant plusieurs jours lui changer ses pansements. Je l’ai vu faire plusieurs fois, j’étais petite j’avais eu peur de perdre mon papa. Je voulais voir s’il guérissait bien. Et je faisais un bisou sur le nouveau pansement. — C’est mignon. Ah voilà j’ai trouvé ! Regarde nos tronches aussi. Faudra qu’on s’occupe de nous après. — Comme d’habitude... Il y eut un peu de plaisanterie et beaucoup de tristesse dans cette boutade. Elles revinrent au salon. Les garçons avaient réussi à boire sans en mettre partout. — Au fait, moi c’est Sylvie et elle Carine. — Esteban. — Felipe. Elles prirent le désinfectant et du coton. Elles s’assirent sur des poufs face à eux. Elles prirent les mains des garçons et les posèrent sur leurs genoux et tant pis pour la jupe. Elles ouvrirent les bandages de fortunes. Les paumes étaient pleines de gravillons incrustés, de plaies suintantes de sang et de saleté. Elles nettoyèrent les plaies avec tendresse. — La vache, ça pique. — Ça brûle tu veux dire. — Non deux héros jouent les douillettes, se moqua Sylvie. — Allons. Allons. Soyez courageux. — Sssss. Aïe. Je crois qu’on l’a été, non ? dit Esteban (les yeux verts). — Fffff. Ouille. Et plutôt deux fois qu’une. Elles sourirent de la différence entre les deux ...
... guerriers qui les avaient sauvées et les deux chochottes de maintenant. Elles s’appliquèrent, inspectant, nettoyant chaque recoin de leurs mains. D’une part pour les soigner au mieux et d’autre part pour les toucher le plus longtemps possible, pour garder en mémoire le moindre centimètre carré de leurs mains. Elles se résolurent quand même à les bander. Carine, une fois qu’elle eut fini donna un petit baiser sur chaque pansement. Sylvie en fit de même. Les bandages étaient probablement moins bien faits que s’ils avaient été aux urgences et plus gros aussi. Mais ils l’avaient été avec plus d’amour. Elles lavèrent ensuite les visages des garçons avec de l’eau et des compresses. Elles les passaient délicatement sur les zones blessées ou sales. Elles les virent frissonner, elles s’excusèrent si elles leur faisaient mal. Ils dirent non et leur adressèrent un sourire. Elles rougirent comme des gamines. Une fois leur travail accompli elles s’occupèrent l’une de l’autre. Elles essuyèrent leurs larmes, enlevèrent le léger maquillage qui avait un peu coulé. — Que vous êtes jolies, admirèrent les garçons. Elles avaient les joues marquées des gifles reçues, les lèvres un peu gonflées et coupées. Elles rougirent de nouveau. Ils n’avaient pas dit qu’elles étaient belles ou bien foutues ou bandantes. Non ce simple "jolie" les avait frappées droit au cœur. Elles mirent un peu de pommade sur leurs bleus. Elles prirent cette pommade et en mirent sur les bleus que ces jeunes hommes avaient ...