1. Les tribulations de Mathilde. (1)


    Datte: 11/03/2022, Catégories: Divers, Auteur: La Chipie, Source: Xstory

    Je me présente : Mathilde, 40 ans, veuve depuis peu et mère de deux enfants.
    
    Voici mon histoire.
    
    J’ai rencontré l’homme qui allait devenir mon mari à 20 ans. Nous nous sommes mariés pour mes 30 ans. C’est là que les problèmes ont commencé ; je me suis aperçue que ma belle-famille était douée pour plusieurs choses : la perversité, et se mêler des affaires des autres. Elle n’avait aucun respect pour ma famille, leur propre fils, mes enfants, et moi-même. J’étais amoureuse, je n’ai pas divorcé. Malgré des soucis de santé pour ma part, nous avons pu avoir ensemble de beaux enfants.
    
    Infirmière diplômée d’État, j’ai travaillé dans des services lourds (chirurgie, réanimation adultes), puis j’ai décidé de changer de service pour travailler avec des petits : je suis devenue puéricultrice aux urgences enfants. Malgré le fait que nous étions heureux et amoureux, les aléas de la vie nous ont rattrapés : j’ai perdu mon mari dans un accident de voiture.
    
    Peu de temps avant le décès de mon mari, j’avais pris en charge un petit garçon : Alexei. Son père se prénommait Cyrus ; de prime abord, il était excessivement impressionnant. Lors de l’hospitalisation d’Alexei il y a eu les soucis habituels : manque de personnel, de matériel, de communication. Vu l’attitude de Cyrus, les autres infirmières ont préféré me laisser prendre en charge Alexei à cause de ma diplomatie légendaire.
    
    Alexei est sorti des urgences, heureux de rentrer chez lui. Lors de la sortie de son fils, Cyrus m’a ...
    ... dit :
    
    — Si vous avez besoin, n’hésitez pas à venir me voir pour me demander un service ou autre.
    
    Lors du décès de mon mari j’ai été convoquée par la police pour m’informer de la situation et m’interroger en tant que témoin. Connaissant ma belle-famille, j’ai demandé aux policiers la possibilité d’informer celle-ci dans leurs locaux, et si possible dans une salle munie d’une caméra. Ils ont été surpris par ma demande :
    
    — Mais pourquoi ces précautions ?
    
    — Attendez, vous comprendrez de suite !
    
    Ma belle-famille est arrivée ; je leur ai annoncé la triste nouvelle. La mère de mon mari s’est énervée et m’a accusée d’avoir tué son fils. Elle m’a sorti tout ce qu’elle n’avait jamais osé me dire en face. De colère et de haine, j’ai pris une chaise et je l’ai balancée contre le miroir sans tain. Surpris par mon acte, les policiers nous ont séparés dans deux salles différentes.
    
    — Mais qu’est-ce qu’il vous est passé par la tête ?
    
    — Cela faisait quinze ans que ma belle-famille nous harcèle, mon mari, ma famille, mes enfants et moi, et m’avoir ainsi accusée d’avoir tué leur fils m’a fait péter les plombs. Mais je fais appel à votre indulgence, Messieurs : comme je travaille à l’hôpital, je ne peux me permettre d’avoir une inscription à mon casier judiciaire. C’est pourquoi je vous propose de rembourser ce miroir.
    
    — Madame, savez-vous que dans ce cas, en plus du dédommagement de l’objet dégradé s’ajoute un TIG (travail d’intérêt général) ?
    
    — J’assume toujours mes ...
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