1. Poésies : Choc frontal/ Il était une fois...


    Datte: 10/03/2022, Catégories: Divers, Auteur: Blueberry89, Source: Xstory

    Voici deux textes en prose poétique Choc frontal et Il était une fois
    
    Choc frontal
    
    La vie peut basculer en un instant. Si fragile, on oublie trop qu’elle ne tient qu’à un fil. La vie peut s’interrompre à tout moment. Je l’ai réalisé trop tard, trop tard pour que subsiste l’espoir.
    
    Je ne suis pas quelqu’un de bien, je suis même son contraire. Tout ce que je veux je l’obtiens, peu importe la manière. Un égoïste amoral, qui puise son plaisir à faire du mal.
    
    Si vous me cherchez, assurément vous me trouvez : Soit entre les cuisses de votre femme, soit quand votre gueule finit sur le macadam.
    
    Je ne suis pas quelqu’un de bon. J’aime la douleur plus que la raison. Infliger tous ces sévices, regarder leurs pupilles béantes, est bien plus qu’un vice, une passion dévorante.
    
    Aucune d’entre elles n’a résisté, je les ai toutes faites ployer. Mes désirs les plus sombres les ont fait fuir comme des ombres. Éternel solitaire je demeure, c’est ce qui arrive quand on est dépourvu de cœur. Tous mes amis, mes proches, mes connaissances, se sont évanouis affligés par ma démence.
    
    Plus les jours passent et plus je m’enfonce, dans cette profonde crevasse où je renonce.
    
    Ne me prenez pas en pitié, tout ce j’ai, je l’ai mérité. Le vide, le néant et l’obscurité, tout ceci est le fruit de ma propre volonté. Car quand on sème la misère, faut pas s’étonner de récolter l’enfer.
    
    Ce que je n’attendais pas en revanche, c’est ce foutu revers de manche, qui m’a précipité de façon ...
    ... brutale tout en bas de mon piédestal. Fier et arrogant je me suis brûlé les ailes, en flirtant innocemment avec cette fille si frêle. La mauvaise fille et tout bascule, une mauvaise vrille et tu te brules.
    
    De ses grosses docks elle a piétiné ma vie, un électrochoc cette fille je vous dis ! Des cheveux changeants selon son humeur, un style vestimentaire à faire peur, son caractère et ses manières, tout chez elle m’exaspère.
    
    Pourtant elle m’a mis le grappin dessus, c’est plus qu’évident je suis foutu. Elle m’a attiré dans ses filets, et moi, prisonnier de son regard révolté, j’y ai trouvé la lueur que je connais. Cette flamme qui m’observe chaque matin dans le miroir. Cette flamme qui m’obsède alors que je suis le seul à la voir.
    
    Elle persiste cette petite peste ! De son parfum elle empeste, d’entêtantes fragances, qui me font perdre ma vigilance. Plus besoin de se retenir, elle me provoque, elle va moins rire !
    
    C’est dans les toilettes de ce bar, que je la fais mienne pour un soir. Elle me suit bien informée, de ce qui va lui arriver. Je ne suis pas doux mais brutal, elle sait qu’elle risque d’avoir mal, mais apparemment c’est ce qu’elle souhaite, déterminée à réveiller la bête.
    
    Première morsure, son cou si délicat. Première griffure, mon dos accablé de son poids.
    
    Ses cris ne veulent pas sortir, pire ! Elle se retient même de rire. Sale petite effrontée, elle se démène pour m’excéder.
    
    Dans le chaos de notre étreinte, du bruit, des coups et de la douleur non ...
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