-
Kimiko, jeune en quête d'elle-même (9)
Datte: 24/02/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Illégitimes, Source: Xstory
Les jours ont continué de s’enchaîner encore et encore. Rien n’a vraiment changé entre Kairi et moi au final. Je ne vous cache pas une certaine gêne le lendemain en nous levant, mais en réalité, cela n’a conduit à rien d’autre, mis à part à nous rapprocher encore un peu plus. Elle ne veut pas de copine, bien que c’est pour elle l’occasion de me révéler qu’elle est lesbienne. Pour moi, cela est une révélation tout de même. Je ne suis pas lesbienne, mais je pense pouvoir dire sans l’ombre d’un doute que je suis bisexuelle maintenant. Je garde une attirance et un certain attrait pour le plaisir féminin depuis mon expérience avec mon amie. Je me surprends maintenant à regarder des filles dans la rue en plus des garçons, je me sens chaude et fiévreuse à la vue des filles nues dans les hentaïs que je regarde le soir avant de me coucher. Aujourd’hui, je me rends à Kabukicho. Ce fameux quartier de Shinjuku où aurait été prise la photo de mes parents plus jeunes. Il faut que je demande à des gens de ce quartier s’ils peuvent m’indiquer où trouver l’établissement que l’on voit légèrement en arrière-plan. Kairi comme Max m’ont vivement déconseillé de traîner dans le quartier une fois que le soir commence à poindre, car c’est là que l’endroit se transforme. Cependant, avec les horaires de cours que j’ai à suivre à l’université, je n’ai pas vraiment le choix. Le temps de m’y rendre, les horaires de travail sont majoritairement terminés et les gens commencent à affluer dans les ...
... lieux de distraction. C’est une chose qui est très étrange finalement, car les Japonais ont ce flegme, ce sérieux qu’on leur connaît et leur donne une image guindée, pour ne pas dire cul-serré. En réalité, au Japon, à la sortie du travail, ils restent souvent entre collègues pour aller boire plusieurs verres et se défouler. On peut dire d’eux qu’ils sont excessifs dans leur sérieux, mais aussi dans leur façon de se divertir et s’amuser. Kabukicho, c’est un peu la cristallisation de cette manière d’être des Japonais. Vous pouvez trouver de tout ici, des bars plus luxueux ou miteux les uns que les autres. C’est me quartier des clubs de charme également ou autres love-hôtels comme ils sont appelés. En revanche, c’est aussi un secteur dangereux, un véritable coupe-gorge pour les touristes qui se font inviter dans les bars et rançonner d’une ardoise hors norme. C’est avec cette idée en tête que j’arpente les ruelles du quartier, bien rassurée d’être japonaise dans mon apparence et de maîtriser la langue aussi bien. J’avance dans une rue qui commence à se remplir de monde. Les enseignes lumineuses commencent à s’allumer, créant une ambiance néon comme on le voit dans les films ou les animés. Ce n’est finalement qu’à cet instant que je me suis rendu compte que ce n’était que peu exagéré dans la fiction. Des femmes se positionnent à l’entrée de différents établissements, dans des tenues traditionnelles pour certaines, modernes pour d’autres, mais toujours assez provocantes et ...