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L'amnésique (adoucit les mœurs) (9)
Datte: 21/02/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Louist, Source: Xstory
... Visiblement, il s’agit d’un manuscrit. — Peu de temps avant ta disparition, des photos de toi et de Vanessa avaient fait la une des journaux people... — Je suis au courant. — Tant mieux. Dans ce cas, pas la peine de te dire que cela n’a pas fait très sérieux, surtout auprès des Américains et dans une activité comme la nôtre. Les frasques des chefs d’entreprise, en France, tout le monde s’en tamponne. Mais à l’étranger, c’est une autre paire de manches. — Ça aussi, je le sais. — Toujours est-il que tout cela a été à deux doigts de couler le bouzin. Ça, par contre, je ne le savais pas. Après le battement d’une aile de papillon qui pourrait déclencher une tornade à l’autre bout du monde, voilà que l’on m’annonce qu’un coup de bite malencontreux aurait pu couler un empire. — Ennuyeux, en effet. Et alors ? — Et alors, le journaliste qui avait pris ces photos a par la suite écrit un bouquin sur toi. — Compromettant ? — Disons que je n’en ai parcouru que quelques pages ; mais le peu que j’en ai lu s’est avéré exact. — Et vous avez fait un pont d’or à ce journaliste pour que ce livre ne paraisse jamais ? — Absolument. — Et Marie-Charlotte, pourquoi n’est-elle pas au courant ? — Parce qu’à l’époque, elle peinait à se remettre de ta disparition. Si ce bouquin était paru, je crois qu’elle se serait tout bonnement fait sauter le caisson. Décidément, cette femme ressemble de plus en plus à une énigme. Baiseuse émérite, chef d’entreprise et ...
... meneuse d’hommes exceptionnelle, et malgré tout follement amoureuse d’un mec responsable d’une paire de cornes capable de l’empêcher de passer sous l’Arc de Triomphe. — Admettons. Mais il y a prescription, non ? — Non. En fait, en bientôt dix ans de boîte, c’est la seule et unique fois que je lui ai menti. Je ne veux pas qu’elle l’apprenne. — Compte sur moi, elle n’en saura jamais rien. Dans le couloir, je compulse rapidement l’ouvrage qu’Edgar vient de me remettre. Chaque page est pour moi une gifle en plein visage ! Je ne sais qui était ce journaliste et qui l’a renseigné, mais c’est tout juste s’il ne connaît pas la couleur de la layette que Claude Dubreuil portait le jour de son baptême. En même temps, cela accrédite que ce bouquin est authentique, et non un torchon créé de toutes pièces à la sauvette dans l’unique but de m’enfumer... Personne, pas même une multinationale, n’aurait pu réunir une telle palanquée d’informations sur moi en aussi peu de temps, ma trombine n’étant apparue au public qu’il y a trois jours. De plus, l’ouvrage a été tapé à la machine, et le papier n’est pas de première jeunesse. En face des ascenseurs, il y a un bureau où une ravissante hôtesse chargée de renseigner les visiteurs me lance un sourire responsable à lui seul de la moitié du réchauffement climatique. — Veuillez m’excuser, Mademoiselle ; il doit bien y avoir un service copies, dans cet immeuble ? — Oui, bien sûr... Au dix-septième étage. Tiens, c’est curieux, le ...