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Balbutiements (1)
Datte: 19/02/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... Pardon ? — Oui, vous auriez envie de boire quoi ? Un apéro, une boisson chaude ? J’ai du thé, du café et quelques bouteilles... whisky, vodka et même un petit blanc frais... — Si vous me donnez le choix... j’opterais pour un peu de blanc... c’est quel genre de vin ? — Un Pinot... d’Alsace. Ça vous convient ? — C’est juste parfait. — Alors, trinquons au débarras de ce foutoir... c’était la maison de mes parents. Je ne l’ai jamais vraiment aimé... je ne suis pas attaché aux vieilles pierres. — Dommage, parce que cette ferme a du caractère. Des murs solides, une toiture en bon état d’après ce que j’ai pu en juger. — Trop de mauvais souvenirs ! Ce serait trop long à raconter. Plus vite elle sera partie et mieux ce sera pour moi. — ... ! Nous trinquons et il est perdu dans ses pensées. Comme une impression qu’au fond de ses yeux une petite larme vient de naitre. Il tourne la tête, par pudeur sans doute. Je fais celle qui n’a rien remarqué, pas besoin de le mettre mal à l’aise. Dans mon sac mon téléphone portable se met à pleurer lui aussi... — Ah ! Sans doute mon mari qui me rappelle. Je vous prie de bien vouloir m’excuser. — Oh ! Ne vous inquiétez pas... — Allo Michel ! Oui... — ... — L’adresse ? Attends, je demande au Monsieur... Mon mari me demande l’adresse de votre maison... — C’est le trente-six, rue du moulin... du reste ça s’appelle la ferme du moulin ! Je donne le renseignement à Michel et il me dit que des déménageurs ...
... pourraient passer dès demain dans la matinée... la chance d’avoir des relations quoi ! — Monsieur... demain dans la matinée, ce serait possible qu’un petit camion de déménagement passe prendre les deux meubles ? — Oui ! Oui bien sûr... mais il faudra des bras solides... il fait son poids l’animal de piano... — Ils seront quatre me dit Michel... mon mari. — Oh ! Ces hommes-là savent porter de lourdes charges, pour moi c’est nickel demain matin. Je transmets l’information à Michel et je l’assure que je vais rentrer rapidement. Le jeune garçon ne me quitte pas des yeux pendant que j’échange avec mon mari. Je sens qu’il me découvre. Pour lui, je ne suis qu’une étrangère qui s’est arrêtée, intéressée par les babioles qui se trouvent dans cette maison. Mais ses regards viennent de changer. Sans doute découvre-t-il que je suis une femme. Il faut dire aussi que je suis vêtue d’une jupe, par très longue, d’un chemisier qui a gardé de la poussière familiale et que mes hauts talons s’apparentent plus à des échasses qu’à des escarpins ! Nos verres sont vides. Je ne vais pas m’éterniser plus longuement chez ce jeune homme qui doit attendre mon départ pour quitter les lieux lui aussi sans doute. — Bien Monsieur... je vais donc vous laisser... reste encore à parler argent. Combien voulez-vous pour ce que je désire ! — Je vous l’ai dit... rien ! Faites simplement revivre la musique sur cet instrument... Moi je vous assure que ça me débarrasse et surtout me retire un poids. ...