1. Lise, de l'ennui au désir (7)


    Datte: 08/02/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Matmalou, Source: Xstory

    ... déchiquetés par les embruns. Cela donne une ambiance qui nous donne l’impression de n’être rien qu’un grain de sable face à cette nature sauvage et hostile. L’intérieur des terres est morcelé de petites parcelles de prairies délimitées par de petits murets en pierre ou des buissons broussailleux et touffus. Il y a très peu d’arbres sur cette côte balayée par les vents, et les couleurs vont du brun au vert. Je suis comme hypnotisée par la beauté de cet endroit, alors que des mains douces me prennent par la taille et me caressent le ventre.
    
    Cela me ramène à la réalité, Matthieu est dans mon dos, il me sert fort contre lui et m’embrasse dans le cou. Il a son sexe au niveau de mes fesses et je peux sentir qu’il est bandé déjà comme un taureau. Je me laisse envahir quelques instants de ce moment de tendresse. Ses gestes sont doux, il me caresse très délicatement le ventre et la poitrine. Je suis assez troublée par cette douceur qui s’installe. Notre relation avec Matthieu était jusque-là plutôt crue et directe. Pourquoi ce petit changement de comportement ? Après tout, c’est peut-être le contexte qui donne cette envie de tendresse à mon amant, le paysage s’y prête.
    
    — Tu as déjà fait l’amour sur une plage ? me glisse-t-il en chuchotant à l’oreille.
    
    Je me retourne et d’un air amusé et coquin, je lui réponds :
    
    — Non, du moins pas encore.
    
    — Les talons dans le sable, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, je ne voudrais pas que tu les abîmes.
    
    — Tu as raison, ...
    ... tu m’aides à les enlever ?
    
    Je lui tends mon pied droit, Mathieu s’agenouille puis défait délicatement mes escarpins. Il finit par se relever, et me tend mes talons. Je lui accorde un bisou sur la joue en remerciement puis les dépose dans la voiture.
    
    Nous commençons à emprunter un petit sentier légèrement sablonneux. Nos mains se heurtent en marchant, aucun de nous n’ose prendre la main de l’autre. On dirait deux ados qui se cherchent. La plage est enfin en vue, mais avant, il faut traverser un banc de caillou. Mathieu, comme toujours très gentleman et attentionné, me tend ses bras. Je m’y engouffre et il me porte sur la dizaine de mètres qui nous sépare de la plage.
    
    — Merci mon beau mâle !
    
    Cela fait longtemps que je ne me suis pas baignée, et comme hypnotisée, je marche en direction de l’eau une fois que mon amant m’a reposée. Tout en avançant, je me défais de ma robe, la laissant à même la plage faite de petits galets érodés par l’océan. J’avance désormais nue en direction de la mer capricieuse jusqu’à sentir la première vague submerger mes pieds. La fraîcheur de l’eau me fait esquisser un petit frissonnement. Cela ne m’arrête cependant pas et je continue d’avancer jusqu’à sentir l’eau effleurer mon entrejambe. A ce moment-là, je me retourne et vois Mathieu à côté de ma robe en train de me regarder.
    
    Je plie les genoux pour plonger mon buste dans l’eau. Mes cheveux sont toujours attachés par mon chignon, ce qui me permet de ne pas les mouiller. Je me caresse le ...
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