1. Un amour de vampire (1)


    Datte: 08/02/2022, Catégories: Divers, Auteur: CdM38, Source: Xstory

    Je suis une vampire.
    
    Eh oui ! Peut-être pensiez-vous que les suceurs de sang étaient issus des légendes païennes et de l’imaginaire de Bram Stocker ? Foutaises ! Chaque mythe a sa part de vérité et nous existons bel et bien. Alors bon, nous ne sommes pas les monstres sanguinaires qu’on veut nous faire croire (enfin pas tous), mais laissez-moi vous expliquer tout ça.
    
    Reprenons depuis le début.
    
    Moi, c’est Melissa, je n’ai pas toujours eu ce nom, mais passons sur ce point. J’ai actuellement 251 ans, ou plutôt 23 ans depuis 229 ans, car nous gardons pour toujours l’âge auquel nous avons été transformés. Si vous faites le calcul (mais je vais vous l’épargner), c’est que je suis né en 1768 et ai été mordue en 1791. Aaah, la Révolution française, la Terreur, les guillotines... Une époque charmante !
    
    C’est justement là que tout a commencé pour moi. Durant la période de Terreur post-révolution, des hordes de soldats parcouraient le pays et pillaient, violaient, décapitaient, arrêtaient tous ceux qu’ils voulaient au nom de la « Défense du Peuple et de la Révolution ». Bien sûr, tous les soldats n’étaient pas des psychopathes déments et ma famille et moi étions même des pro-révolutionnaires convaincus ! Mais donnez à des fanatiques un uniforme et une liberté d’action totale et vous vous retrouvez avec des exactions innommables un peu partout.
    
    Puisque l’on aborde le sujet de ma famille, laissez-moi vous la présenter. Mon père était un marchand aisé du Puy-de-Dôme, membre ...
    ... de la bourgeoisie, mais malgré son ardeur à prôner la Révolution pour abolir les privilèges de la noblesse, il n’a pas échappé à la haine anti-riche qui s’est développée par la suite. Un beau jour, une de ces escouades de soudards a débarqué dans notre domaine et sans aucune raison valable, la moitié de ma famille a été arrêtée et l’autre massacrée devant mes yeux. J’aurais dû mourir ce jour-là, mais le destin ayant un drôle de sens de l’humour, je suis encore là pour vous raconter cette histoire.
    
    Etant la seule fille de la famille encore en vie, les soldats avaient d’abord prévu de « s’amuser » avant de me tuer. Alors qu’ils allaient passer à l’acte (apparemment, ça ne les dérangeait pas de faire ça au milieu de cadavres), un homme sorti de nulle part a surgi derrière eux et en moins de temps qu’il ne me faut pour écrire cette phrase, massacra l’ensemble de l’escouade armé de ses seuls poings.
    
    Je dois bien avouer que je n’ai absolument rien compris à ce qu’il venait de se passer, encore sous le choc du meurtre de ma famille, du quasi-viol et du massacre des soldats. Incapable de bouger, cet homme me prit par le bras et m’entraîna de force dans la campagne. Il ne répondit à aucune de mes questions, et sa seule explication du pourquoi il s’était porté à mon secours, sa réponse fut « je n’aime pas les soldats ». Plus laconique tu meurs...
    
    Dans la nuit, alors que je dormais, il me mordit au cou. Une atroce douleur me réveilla et je hurlais à pleins poumons, sentant comme ...
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