1. Histoire des libertines (78) : Femmes libres d’Hollywood (10) Hedy Lamarr, « la plus belle femme du monde ».


    Datte: 06/02/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... essaie de racheter toutes les copies du film Extase, fuit sa vie dorée en 1937, grâce à un déguisement de femme de chambre !
    
    Elle vit d'abord en Suisse où elle côtoie la jet set. Elle y rencontre l'écrivain allemand Erich Maria Remarque (1898-1970), qui possède une superbe villa au bord du lac Majeur, où il offre asile à ceux qui fuient l'Allemagne nazie, et avec qui elle entame une liaison. Nous avons déjà évoqué le célèbre écrivain pacifiste, proscrit par le régime nazi et qui fut l’un des amants de la grande Marlène Dietrich (voir « Histoire des libertines (67) Femmes libres d’Hollywood 4 Marlene Dietrich, ange ou scandaleuse », paru le 7 octobre 2020)
    
    Hedy poursuit sa « cavale » à Paris, puis à Londres, où elle rencontre le magnat du cinéma Louis B. Meyer (1885-1957) que nous avons également déjà évoqué au sujet de Jean Harlow (voir « Histoire des libertines (75) : Femmes libres d’Hollywood (8) Jean Harlow, le destin tragique de la première Pin-up », publié le 21 janvier 2021)
    
    Au départ, Meyer propose à Hedy un contrat à des conditions qu’elle refuse. Hedy travaille alors comme gouvernante du jeune violoniste prodige, Grisha Goluboff, avec qui elle embarque sur le Normandie. Durant la croisière, Hedy Lamarr se met en beauté pour l'impressionner et convainc ainsi Mayer de l'engager aux conditions qu'elle souhaite, soit 500 dollars par semaine. Pour autant, le ponte du cinéma, resté sur l'image sulfureuse du film qui fit sa renommée, ne la tiendra jamais en ...
    ... estime.
    
    HEDY LAMARR, STAR D’HOLLYWOOD ET FEMME FATALE
    
    Dès ses débuts à Hollywood, elle change officiellement son nom pour devenir Hedy Lamarr. Après l'Anschluss, elle aide à faire sortir sa mère d'Autriche pour la faire venir aux États-Unis.
    
    Hedy est, à ce moment-là, promue révélation et nouvelle sensation de Hollywood, ses prestations étant parfois fraîchement accueillies par la critique.
    
    Durant la Seconde Guerre mondiale, l'antifasciste qu'elle est, participe en tant qu'exilée à l'effort de guerre américain, qui utilise sa célébrité pour vendre 25 millions de dollars de bonds de guerre, ce qu'elle fait avec grand succès en se rendant dans de nombreux villes américaines, participant à une campagne de lettres de soutien pour les G.I.
    
    Dans tous ses films tournés avec la MGM, Hedy Lamarr incarne une reine glamour, comme il était courant à cette époque avec notamment Joan Crawford (Voir « Histoire des libertines (70) : Femmes libres d’Hollywood (6) : Joan Crawford, monstre sacré », publié le 17 novembre 2020) dont l'attrait s'estompait ou Greta Garbo, à la retraite (Voir « Histoire des libertines (69) : Femmes libres d’Hollywood (5) : Greta Garbo, la divine », publié le 3 novembre 2020).
    
    Elle semblait être la définition même du mot avec sa beauté classique, hiératique et sensuelle, ses cheveux de jais, ses immenses yeux transparents marbrés bleu-vert, « parfaitement symétriques, aux sourcils en arc-de-cercle, sa « bouche comparable à l'envol d'un oiseau », son « nez ...
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