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Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire (29)
Datte: 23/01/2022, Catégories: Divers, Auteur: Nkari, Source: Xstory
Sanka nous rattrape alors que nous traversons la maison de la Vierge. Il semble bien épuisé par sa petite séance avec Ayéfèmi. — Alors, lui demande Judith discrètement, c’était comment ? — C’était génial ! Vous ne pouvez même pas imaginer les trucs dingues qu’elle m’a faits… Hum, ces coups de langue, cette façon de remuer du popotin, ces mots qu’elle a pu me dire, et cette fougue et don de soi… Et puis, d’un coup, paf : elle change de couleur de cheveux ! — Aïe ! comprends-je. Tu as eu affaire à Ayé ? — Exactement. Du coup, notre petite affaire a rapidement changé d’ambiance. Le plaisir a laissé place à une souffrance des plus atroces. J’avais l’impression d’être un petit lapin qu’on mène à l’abattoir ! — Mon pauvre Sanka… compatit Judith. Ça a dû être horrible ! — Non, c’était génial ! Vous ne pouvez même pas imaginer les trucs dingues qu’elle m’a faits… Hum, ces coups de fouet, ces trucs qu’elle m’a enfoncés dans le popotin, ces vacheries qu’elle a pu me dire, cette rage et cette emprise sur moi ! Et puis, d’un coup, paf : elle venait à peine de s’échauffer ! — Alors ça t’a vraiment plu ? m’étonné-je. — Ouais, la meilleure baise de ma vie ! Franchement, elle m’a fait chialer. Je crois avoir même perdu connaissance pendant un moment. J’ai joui comme jamais. J’en ai foutu partout, alors elle m’a obligé à tout nettoyer avec la langue. J’ignore pourquoi j’ai toujours évité Ayé ; si j’avais su, j’y serais allé plutôt deux fois qu’une. — Tu comptes ...
... la revoir ? interroge Judith. — Pas le choix : pour qu’elle accepte que je parte, j’ai dû signer un contrat l’autorisant à abuser de moi comme elle le voudra et lorsqu’elle le voudra. Je me suis engagé pour cinq ans. Ouais, ben espérons qu’il ne regrettera pas ce choix. Marie n’a pas prêté l’oreille ni demandé ce qu’il s’était passé au juste. Elle semble songeuse après son combat avec Amalia. Je me demande ce qu’elle peut bien avoir en tête. Elle se frotte aussi les mains – qui sont dans un sale état – mais je pense que ma belle pourra toujours se battre. — Mes amis ! nous accueille Harvey. Bienvenue ici ! Nous foulons maintenant le sol de la maison de la Balance. Harvey se tient devant nous, tout sourire. Judith s’avance, prête à tenter de négocier le passage comme dans les précédentes maisons, mais je lui coupe la route : — Non, pas de négociations cette fois ! Cet enculé m’a condamné à mort : il va payer son acte. Je vais le saigner ! C’est mon tour de combattre ; j’ai un compte à régler avec ce fumier qui se prétendait mon ami mais qui n’a pas hésité à prononcer cette cruelle sentence. Un cosmos menaçant s’élève de chaque pore de ma peau. Je lui lance un regard noir. Il n’a pas l’air inquiet pour un sou. — On dirait que tu m’en veux ! lance-t-il. Qu’est-ce que tu me reproches au juste ? — Te fous pas de ma gueule ! vociféré-je. — Jamais je n’oserais. Tu m’expliques ce qu’il t’arrive ? — Fais pas l’innocent, espèce de fumier, sale traître ! ...