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Le club des amateurs de fessée (1)
Datte: 10/01/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Monsieur Plume, Source: Xstory
... chaise, d’un fauteuil confortable et d’une grande bibliothèque. Un peu déçue par ce décor banal, je jetais un regard distrait aux alentours, prête à quitter les lieux sur-le-champ, mais c’est alors que je compris pourquoi mon logeur voulait éloigner les curieuses dans mon genre de son jardin secret. Les cadres accrochés dans la petite pièce contenaient tous des illustrations de nature érotique et les ouvrages rangés ici portaient des titres évocateurs dont certains me firent presque rougir. Posé sur la table, un épais album de photographies attira mon regard. Je l’ouvrais et commençais à le feuilleter, les yeux écarquillés de surprise : sur les clichés aux couleurs fanées, on y reconnaissait sans trop de peine André, plus jeune de trente ou quarante ans, se livrant à des orgies effrénées en compagnie d’un groupe d’hommes et de femmes. Au bout de quelques pages, les photographies le montraient uniquement avec une jeune femme brune, sans doute son épouse. Image après image, elle subissait toutes sortes de fessées administrées par son mari à la main, au martinet, avec une spatule de cuisine ou encore un paddle recouvert de cuir. Le plus étonnant pour moi était les expressions qu’elle arborait, trahissant tantôt la souffrance et tantôt le plaisir. Mais je n’eus pas le temps d’analyser, ce qui provoquait en moi comme sentiments ce que je voyais, car j’entendis brusquement la porte d’entrée de l’appartement claquer. Paniquée, je refermais l’album et me précipitais hors du ...
... bureau. Hélas, André se trouvait déjà dans le couloir et me dévisageait d’un air incrédule, comme s’il ne pouvait pas croire à ma trahison. Nous restâmes longtemps à nous dévisager sans rien dire, moi d’une pâleur extrême et lui le visage rougi par la colère et la déception. Et puis il éclata de rage, à tel point que je crus un instant qu’il allait me frapper. — Mes règles étaient pourtant claires et simples : tu ne devais pas entrer dans mon bureau. Sous aucun prétexte ! Je ne veux plus te voir ici, tu comprends ? Je te laisse jusqu’à demain soir pour rassembler tes affaires et débarrasser le plancher. J’appellerai l’agence pour leur dire que tu es partie sans donner de raison et, si tu cherches à faire des histoires, je dirai que tu as essayé de me voler et j’irais porter plainte. Allez, dégage de là ! Je ne sus pas quoi répondre. Je n’avais en fait rien à rétorquer, car je culpabilisais de m’être ainsi immiscée dans son intimité contre son gré. Je m’enfermais dans ma chambre pour pleurer toutes les larmes de mon corps en me demandant ce que j’allais devenir maintenant que je me retrouvais à nouveau à la rue. La nuit fut agitée et pleine de cauchemars dans lesquels le vieil homme me pourchassait, un fouet à la main. Quand je me levais le lendemain matin, j’étais épuisée et l’esprit confus. Heureusement, André était déjà parti, je ne savais pas où, ce qui m’évita une seconde leçon de morale. Je décidais de sécher les cours pour la journée et commençais à réunir mes ...