1. Vulcain S.A


    Datte: 09/01/2022, Catégories: fh, extracon, vengeance, vidéox, confession, Auteur: Volnay-a, Source: Revebebe

    Profs dans le même lycée, Catherine et moi étions mariés depuis neuf ans et je croyais qu’entre nous c’était et serait amour toujours, romantisme et fidélité. Autant dire que, quand j’ai découvert qu’elle me trompait, j’ai été bouleversé. Je sais, ça fait un peu ridicule. À notre époque, être cocu, on n’est pas censé en faire un drame. La preuve, les centaines d’articles, tous signés par des pros, tendant à prouver qu’avec un peu de bonne volonté et quelques visites chez le psy, rien n’est plus facile que de surmonter ce genre d’épreuve. Sauf que les gens comme moi, quand la nouvelle leur tombe dessus, ça leur fait le même effet qu’à Napoléon apprenant qu’en fait de renforts, c’était les Prussiens de Blücher, et pas les Français de Grouchy qui arrivaient à Waterloo.
    
    Mais prenons les choses depuis le début. L’informatique est ma spécialité. Comme je suis un type serviable, je ne refuse jamais de dépanner mes amis quand leurs ordis leur font des misères. C’est donc en bossant sur le PC de Valérie, une collègue du lycée, que le pot aux roses m’a explosé à la figure. Pour vérifier le bon fonctionnement de la machine, j’avais ouvert un dossiera priori inoffensif : Pot de fin d’année 2017-2018. Les trois premières photos étaient sans surprise : Granjean, notre proviseur, remettant son cadeau de départ en retraite à la mère Lebay, conseillère principale d’éducation et emmerdeuse patentée. Lucie Capderoc, adjointe et souffre-douleur de la précédente qui, voyant se lever l’espoir ...
    ... d’une vie nouvelle, osait enfin l’esquisse d’un sourire. Cribeau, prof de physique, et amateur de foot en conversation avec Morain, le gestionnaire, autre accroc du ballon rond.
    
    Ça s’est gâté à la quatrième. Une dizaine de mètres derrière les quatre types du premier plan, il y avait un couple. Mal caché par les plantes vertes posées au coin du buffet, ils étaient en train de se rouler une pelle.Marrant ça ! pensais-je,en voilà deux qui devaient être en manque ! Alors, un peu par curiosité, un peu aussi en me disant que j’allais pouvoir me moquer de ces joyeux lurons en glissant quelques allusions grivoises à leur sujet en salle des profs, j’ai zoomé, et je les ai reconnus. Lui, Trivé, Michel de son prénom, beau gosse et prof de gym, pardon d’EPS, et elle, Catherine, ma femme. Au même moment, Valérie est entrée. J’ai réussi à me contrôler, mais j’étais si pâle qu’elle s’est inquiétée. J’ai mis ça sur le compte d’un coup de fatigue. Ce qui m’a servi d’excuse quand, sous prétexte de revoir avec elle le bon fonctionnement de son ordi, j’ai fait une « fausse » manœuvre qui a expédié le dossier « Pot de fin d’année », à la poubelle.
    
    En revenant chez moi, j’ai essayé de me raisonner. Après tout, ce baiser ne tirait peut-être pas à conséquence. Rien d’autre qu’un flirtouillage justifié par le laisser-aller des prochaines vacances et d’une consommation exagérée de crémant. Quand j’entrai dans notre appartement, Catherine se précipita vers moi. Valérie lui avait téléphoné pour lui ...
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