1. Le Bimblau


    Datte: 28/12/2021, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory

    ... difficulté les notes qu’elle avait écrites la veille : « Il faut axer la campagne sur le principe qu’être désirable n’était pas incompatible avec compétence et intelligence. » Qu’est-ce que ça pouvait bien dire ? Elle était désirable, ça ne suffisait pas ? Elle prit le crayon pour barrer intelligence et compétence, puis elle se mit à réfléchir, mais au bout de quinze secondes, ses pensées tournaient autour des hommes, comme elle avait envie de leur queue. Sans s’en rendre compte, elle avait mis le stylo dans sa bouche et elle se mit à le sucer.
    
    On cogna contre sa porte :
    
    — Entrez !
    
    La porte s’ouvrit, elle fut déçue que ce ne soit pas un Monsieur, mais juste Florence, la secrétaire du patron. Et elle semblait en colère :
    
    — Qu’est-ce que tu fais, ça fait dix minutes que tu devrais être en réunion. Tu ne lis pas tes mails ?
    
    — Je trouve plus mon mot de passe.
    
    — Et ton téléphone ?
    
    — Euh... J’ai plus mon code Pin. Hihi, pin, ça se prononce comme pine...
    
    Florence regarda Caroline comme si elle était attardée, se demandant si elle se foutait de sa gueule. Et elle avait changé depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu, elle avait les cheveux blonds, et cette poitrine... Mais n’était pas là pour ça :
    
    — Ce n’est pas le moment pour faire des blagues, ton dossier est prêt ?
    
    Caroline regarda la feuille avec la petite phrase écrite dessus :
    
    — Oui, j’ai écrit quelque chose.
    
    — Très bien, alors on y va.
    
    Caroline suivit Florence, heureusement car ...
    ... elle ne se souvenait plus vraiment où était le bureau du patron. Elle entra dans le bureau, alors que le patron était déjà assis. Il était en costume élégant, était âgé d’une cinquantaine d’années, mais entretenait son physique. Ses cheveux étaient bruns, ses yeux bleus et sa mâchoire carrée. Caroline l’avait toujours trouvé impressionnant, affichant une assurance que seuls des millions sur un compte en banque peuvent donner. Il pouvait vous figer sur place d’un regard s’il posait les yeux sur vous, et Caroline était assez fière -jusqu’à présent- d’avoir pu lui retourner ce regard sans fléchir, en ayant derrière elle l’assurance de sa propre compétence et de son intelligence.
    
    Mais maintenant, elle était anxieuse, inquiète, elle devait lui remettre un travail et elle n’était pas sûre que ça lui plaise. Tremblante, elle fit tomber son papier. Quand elle le ramassa, elle se courba en deux, laissant bien le temps à son patron de mater son postérieur de qualité supérieure. Quand elle se remit debout, elle bafouilla : »
    
    — Alors le projet de marketing, c’est que euh... il faut que les femmes soient séduisantes.
    
    — Et...
    
    — Mais aussi intelligente et compétente ? C’est dans le sondage. Mais moi je crois que c’est faux...
    
    — Et pourquoi tu penses ça... ?
    
    — Hi hi, je sais pas.
    
    — Une femme qui n’est ni compétente ni intelligente. Comment fera-t-elle pour trouver un job, un mari ?
    
    — Eh ben... Faut qu’elle couche et qu’elle suce, je pense.
    
    — Tu crois ça ?
    
    — Euh ...