1. Live and let die (3)


    Datte: 28/12/2021, Catégories: Transexuels Auteur: Mlle_Helened

    Franck se rendit le lendemain matin chez Mélody Dellion qui l’attendait pour dix heures. Elle habitait une grande maison ancienne, et visiblement en travaux, en banlieue ouest, sur les hauteurs de Saint-Germain-en-Laye. Franck descendit au terminus du RER et marcha un long moment avant d’arriver. Il avait avec lui sa valise qu’il étrennait, valise ne contenant que le strict minimum, c’est-à-dire des affaires de toilette. La veille au soir, Franck avait reçu un court appel de Mélody qui lui donna quelques consignes pour arriver chez elle et quoi emmener. D’emblée, elle annonça la couleur : il allait passer la semaine en fille. Il était donc inutile qu’il s’encombre de vêtements qu’il ne mettrait pas.
    
    Il fut surpris en voyant Mélody. Elle ne ressemblait pas du tout à l’image qu’il s’en était faite. Elle était plus jeune qu’Elizabeth, dix ans au moins, pas très grande, blonde aux yeux bleus et loin d’avoir la forte poitrine de son amie. Elle portait une salopette tachée de peinture.
    
    — Bonjour Franck. Bienvenue chez moi.
    
    — Bonjour Mélody.
    
    Spontanément, elle lui fit la bise.
    
    Elle l’invita à entrer et lui proposa un café.
    
    — Je vais me changer. J’en ai pour un petit moment. Fais comme chez toi.
    
    — Merci, dit Franck, intimidé.
    
    Mélody revint une heure plus tard, totalement métamorphosée. Chemisier blanc, jupe crayon, talons aiguille, les jambes gainées de nylon noir marquées d’une couture fine, très certainement des bas. Le maquillage était soigné et la faisait ...
    ... ressembler à une pin-up.
    
    — Comment tu me trouves ?
    
    — Très jolie, osa dire Franck.
    
    — Sexy ?
    
    — Oui aussi, confirma Franck en rougissant.
    
    — Eh bien dis-toi qu’à la fin de ton stage, car tu dois prendre cette semaine avec moi comme un stage, tu ressembleras à ça.
    
    — Pas possible ! Je suis un homme.
    
    — On prend le pari ? défia Mélody. Un restau.
    
    — D’accord, répondit Franck après hésitation, quasiment sûr de gagner.
    
    Car même si Elizabeth lui avait assuré qu’il pouvait être parfaitement crédible en femme, il n’y avait peu de chance qu’il puisse être aussi sexy que Mélody. Qui pour le coup, portait très bien son prénom.
    
    — Suis-moi.
    
    Franck emboîta le pas de la jeune femme, les yeux rivés sur le ballet des jambes nylonnées. Elle le fit entrer dans une pièce improbable. Une grande pièce très lumineuse. Sur un mur, un grand miroir entouré de lampes, sur un autre, des portants débordants de vêtements féminins et posés au sol plusieurs boîtes de chaussures. Enfin, sur le dernier mur se trouvait un studio photo avec un fond noir et deux flash-parapluie.
    
    — Bienvenu dans mon studio de féminisation, déclara solennellement Mélody.
    
    — C’est quoi ? demanda Franck.
    
    — Assieds-toi. Un jour, en rentrant du boulot, j’ai trouvé mon copain de l’époque habillé en fille. Une fois ma colère calmée, on a parlé. Il m’a expliqué pourquoi il se travestissait, qu’est-ce qu’il ressentait. Puis, par curiosité, j’ai voulu en savoir plus sur le sujet et peut-être partager des ...
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