1. Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire (15)


    Datte: 19/12/2021, Catégories: Divers, Auteur: Nkari, Source: Xstory

    ... que je retire mon armure ? Non, c’est mort !
    
    — C’est la meilleure solution, insisté-je.
    
    — Non, c’est non. Je n’enlèverai pas mon armure.
    
    Mais bon sang, elle est pénible à la fin ! Mon plan est bien meilleur que le sien, elle ne peut que le reconnaître ; alors pourquoi joue-t-elle les capricieuses ? Qu’est-ce qu’elle cache, à la fin ? Oh, je crois comprendre...
    
    — C’est parce que tu es toute nue sous ton armure ? la taquiné-je d’un air malicieux.
    
    — Hein ? Non, non, non, non... s’agite-t-elle, encore plus rouge.
    
    — Allez, avoue, rigolé-je.
    
    À voir l’état de gêne dans lequel elle est plongée, je n’ai nul doute de ne pas être tombé loin. Du coup, me voilà bien curieux de découvrir les trésors qui se cachent sous cette armure d’or. Je ressens même une pointe d’excitation naître.
    
    — Non, c’est juste que... commence-t-elle à avouer... je suis en sous-vêtements. Il fait trop chaud dans ce maudit pays.
    
    — C’est vrai qu’une armure d’or n’arrange pas la situation. J’ai des capes dans mon barda : tu pourras t‘envelopper dedans pour te cacher.
    
    — Bon... OK... cède-t-elle. Retourne-toi, alors.
    
    J’obéis après lui avoir donné une cape. J’entends les morceaux d’armure tomber les uns derrière les autres. Comme je paierais cher pour avoir des yeux derrière la tête... La savoir quasi nue derrière moi me donne des ardeurs bien dures. Je jetterais bien un coup d’œil en arrière, mais je suis sûr qu’elle me le ferait payer durement.
    
    — Si tu parles de ça à qui que ce ...
    ... soit, je te tue !
    
    — Motus et bouche cousue, promets-je.
    
    J’ai moi aussi retiré mon armure et enfilé ma cape qui me sert aussi à cacher la bosse de mon entrejambe. Nous cachons nos armures au pied d’un grand buisson et sous un tas de branchages. Marie dévale la colline, soulevant un nuage de poussière, et atteint l’entrée. Je me précipite à sa suite pour ne pas rester à la traîne. Notre arrivée attire l’attention d’habitants vagabondant dans les rues, des femmes pour la plupart. Des murmures s’élèvent de toute part. Même sans les armures d’or, deux inconnus ne passent pas inaperçus.
    
    La Vierge s’arrête et pointe du doigt les deux entrepôts côtiers. J’observe une nouvelle fois l’enseigne sans comprendre pourquoi elle me montre ça. « INDUSTRIES SOLO » ? Mais attends, « Solo »... Pourquoi ce nom me dit quelque chose ?
    
    Nous poursuivons donc notre route jusqu’au bar du village où nous pénétrons. Un mélange de tabac, de pisse et de vomi embaume l’air sans avoir l’air de déranger la clientèle. J’observe les alentours et, bingo, vers le fond de la salle, un chevalier d’argent discute avec deux de bronze. Nous échangeons un regard complice avec Marie et allons nous installer à une table proche de la leur, assez près pour écouter leur conversation.
    
    — Putain, mais je leur avais dit à ces idiots de ne pas y aller ! C’était encore trop tôt, mais ils n’en ont fait qu’à leur tête, affirme l’une des trois voix sans grande discrétion.
    
    — Mais c’est l’autre pétasse qui les a envoyés. ...
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