1. La demi-cougar (2)


    Datte: 15/12/2021, Catégories: Erotique, Auteur: sameplayer, Source: Xstory

    La semaine du mariage fut chargée, très chargée. Essayages. De robes, de coiffure, de maquillage, tout y est passé. Charles Henry Mumy était euphorique. Mon mariage fut un mariage bourgeois, les hommes en costumes sombres, les femmes élégantes. Les vieilles avaient sorti toutes leurs breloques, elles brillaient comme des sapins de Noël et tintaient comme des carillons. Quelques vieux me regardaient comme on regarde le gigot le dimanche de Pâques chez belle-maman. A un certain âge, le désir se voit à la lippe pendante plutôt qu’à l’œil égrillard, et ceux-là m’auraient volontiers dégusté en plat principal... Une fois expédiées les formalités administratives et cléricales, on était entré dans le dur, l’apéritif, avec foultitude d’invités, tous des gens importants évidemment.
    
    Il n’y avait aucun de mes amis ni personne de ma famille. Au détour d’une conversation, ils auraient fait vaciller mon auréole. Ils n’auraient d’ailleurs même pas compris le mot, pour eux, l’auréole ne pouvait pas vaciller, toute au plus pouvait-on la titiller, puisque qu’elle était autour du téton ! Je m’étais donc construit une histoire de Cendrillon à faire pleurer le bourgeois. Aînée d’une famille de huit enfants, mes parents m’avaient obligée à quitter l’école à seize ans, malgré ma réussite scolaire, pour m’envoyer à l’usine. Mon salaire était confisqué par mon père pour ses besoins de café et de PMU. Notre conflit était de plus en plus ouvert et violent, et le jour de mes dix-huit ans, ma mère ...
    ... m’avait préparé un gâteau et mon père ma valise. Malgré de nombreuses tentatives, je n’avais revu ni ma mère ni mes frères et sœurs, mon père, tyran domestique, le leur interdisant sous peine de représailles diverses et variées, mais toutes abominables. Mon roman de cosette entretenait les causettes, à ma plus grande satisfaction. On me plaignait sans jamais m’en parler‘’Afin de ne pas rouvrir la plaie’’. Bien utilisée, la morale bourgeoise issue de vingt siècles d’éducation judéo-chrétienne était une arme redoutable. Contre eux.
    
    Après près de trois heures d’apéritifs, de sourires et de remerciements aux dix milles‘’Tous nos vœux de bonheur’’ou‘’faites-nous un beau bébé’’ont eu enfin le droit de s’asseoir. Le repas et les vins furent évidemment ‘’somptueux, raffinés, excellents, de grande qualité’’, chacun fouillant sa culture pour ceux qui en avaient et sa mémoire pour ceux qui en avaient encore, afin de trouver un superlatif qui n’ait pas encore été employé. C’était bon, c’est vrai. Mais ce qui était de loin le meilleur pour moi était ma petite chatte qui frottait sur la doublure de ma robe de mariée. A ma demande, Luis et Gina avaient été invités à la noce. Gina m’avait lancé des regards qui ravivaient instantanément chez moi des envies dues à nos moments partagés. Durant toute la cérémonie, j’avais senti ses yeux caresser mes fesses, et je n’avais dû qu’à ma culotte de ne pas passer pour une mariée dépravée. Elle avait consciencieusement absorbé les moites luisances de mon ...
«123»