-
Aminata, esclave au temps de la colonie (2)
Datte: 07/12/2021, Catégories: Trash, Auteur: Zimpouf18, Source: Xstory
Enchainés, ils avançaient en file indienne sous un soleil de plomb. Quelques heures plus tôt, ils étaient paisiblement en train de vaquer à leurs occupations au village. Et maintenant les voilà prisonniers de la tribu qui les avaient attaqués. Aminata était fatiguée, celà faisait des heures depuis qu’elle marchait dans la, escortée d’une partie de la tribu qui les avaient capturés. Elle avait soif, elle avait faim, mais surtout elle était inquiète pour son mari Kéïta. Quelle sera sa réaction lorsqu’il rentrera au village? Parviendra t-il à échapper aux assaillants s’ils l’apercevaient? Où est-ce qu’on l’emmenaient? Elle ne se sentait plus capable de marcher et tomba sur le sol de la savane. Un des guerriers s’approcha d’elle. Aminata crut qu’il allait l’aider à se relever lorsqu’une douleur se fit sentir dans sa nuque. On venait de lui asséner un coup de fouet. — Lève toi! Et marche! Le contact de la lanière de cuir sur sa peau lui fit sentir une douce chaleur dans son entre-jambd. Elle ne pouvait cependant pas montrer qu’elle aimait ça. Elle essaya tant bien que mal de se lever et y parvint après de nombreux efforts. Ses jambes ne pouvaient presque plus la porter. ************** Après avoir parcouru une assez longue distance, Aminata et les autres prisonniers commençaient à apercevoir la côte. Deux navires particulièrement imposants avaient accosté sur la rive. De nombreux hommes blancs se trouvaient sur le sol, en train de transporter des marchandises ...
... et de l’or. L’homme blanc, Aminata en avait entendu parler. Elle croyait qu’il ne s’agissait que d’une légende mais apparemment les rumeurs disaient vrai. Il existait bel et bien des hommes à la peau blanche comme l’ivoire. Étant petite, son père lui avait appris leur langue en disant que peut-être celà lui serait utile à l’avenir. Ayant des formes généreuses, Aminata attira bien vite le regard de plusieurs hommes qui se ruèrent vers elle pour l’acheter. Elle ne pouvait comprendre ce qu’ils disaient mais elle savait qu’à leurs yeux elle n’était qu’une marchandise, elle ne valait pas mieux que les vivres que Kéïta rapportait parfois de la forêt. Après une vingtaine de minutes, elle fut vendue à l’un des hommes. On coupa la corde qui entravait ses mains. Aminata poussa un soupir de soulagement, mais sa joie fut de courte durée quand elle se retrouva enchainée solidement et que son maître ordonna de la faire descendre dans la cale du navire. La cale était sombre, elle fut placée dans une cellule, enchainée aux barreaux, seule. Tout autour de la petite pièce où elle était enfermée se trouvaient des tas d’esclaves entassés les uns sur les autres. Mais bizaremment elle avait eu droit a une celulle pour elle toute seule. Elle n’allait pas tarder à en savoir la raison. Deux hommes blancs descendirent, le premier, celui qui l’avait acheté, ouvrit la celulle et entra à l’intérieur pour contempler l’africaine. Il lui retira ses chaînes. — Alors comme ça tu t’es faite ...