1. Se découvrir (12)


    Datte: 07/12/2021, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Stefi, Source: Hds

    ... dormir contre toi. Je crois que ça renforce encore ce que j’éprouve mais qu’est ce que tu es chiante au réveil ! Comme tu travailles demain, je suppose que tu vas dormir chez toi, ça me fera des vacances. D’ici là, fais-toi belle pour ta surprise. »
    
    Bing, elle tape là où ça fait mal. Il y a demain et malgré sa promesse de surprise, je me rembrunis et vais prendre ma douche d’un pas las. Ce qui ne m’empêche pas de me faire belle avec les habits que j’ai apporté.
    
    Claire nettoie la cuisine et je me coule dans le canapé pour lire, elle ne dit rien, moi non plus. Nous avons pris nos douches dans des salles de bain séparées.
    
    11h15, coup de sonnette, Claire va répondre « oui, avant dernier étage ». Quelques minutes après, un livreur sonne à la porte, Claire a du commander le déjeuner.
    
    Elle vient me voir et me dit « j’avais commandé ça hier mais aujourd’hui, tu as l’air tellement morose que je sais plus. Picore quand même une ou deux bricoles. »
    
    Bricoles ? Saumon fumé sur toast, poivrons farcis (comment sait-elle que j’aime ça ?), foie gras truffé sur canapé. Je vais picorer.
    
    Elle tombe sur un Sauternes qui, même si ça va mal avec les poivrons, est un délice et permet de prendre un apéritif avec ce vin.
    
    Je suis vraiment touchée, elle voulait me faire plaisir et mon caractère l’empêche de profiter alors que je « picore ses bricoles ». En fait, sans vouloir me l’avouer, je suis triste de devoir repartir. Et je dois lui dire qu’elle n’y est pour rien.
    
    « Claire, ...
    ... c’est super tes bricoles. Excuse mon humeur, tu n’y es pour rien d’ailleurs j’avais mis un habit de lumière, surtout en dessous.
    
    C’est juste que tu m’as ramenée à la réalité tout à l’heure en évoquant mon retour chez moi. Tu as raison, je ne vais pas me faire porter pâle. Mais ça a un peu cassé mon moral ».
    
    « Stéphanie, je ne veux pas te forcer mais on peut faire une sieste coquine, que je vois tes dessous. Et puis on peut discuter de tout ça ».
    
    « Non, pas coquine je ne suis pas d’humeur. Mais faire un dodo collée au chaud contre toi, je suis partante ».
    
    Nous nous sommes blotties l’une contre l’autre, essayant de ne pas penser au soir et finalement, je me suis endormie avec une main sur son bas-ventre, doucement.
    
    Le réveil a été très dur, j’avais dormi près d’une heure. Claire me regardait.
    
    « Tu n’as pas dormi ? » lui-dis-je.
    
    « Non, je t’ai regardée. Si c’est si dur de partir, pourquoi tu ne viens pas habiter ici ? Il y a de la place. »
    
    La foudre me serait tombée dessus que cela aurait été pareil. Oui je voulais rester mais non je n’assumais pas d’être homosexuelle ou peut-être bisexuelle. Je n’assumais pas non plus la peine manifeste qui m’envahissait à l’idée de partir.
    
    J’ai attrapé Claire par les épaules pour la serrer contre moi. « Je ne crois pas être assez forte » lui dis-je.
    
    « Alors prends ma force ou ce que tu crois être tel ».
    
    Je l’ai embrassé comme une folle, elle a pu voir mes dessous que je voulais sexy, les a enlever m’a fait jouir ...