1. La bascule (1)


    Datte: 04/12/2021, Catégories: Lesbienne Auteur: zooph34

    Julie
    
    Je me promène dans la campagne, je vis depuis quelques mois dans le village d’à côté, c’est un bourg agréable d’environ deux mille cinq cents habitants, il y a tout ce qu’on désire, des médecins, une poste, une pharmacie et tous les commerces. J’ai trouvé cet endroit grâce à Jules, mon ex-copain, il m’en avait parlé, car sa grand-mère y habitait et il y venait souvent petit. On était venu une fois la voir, car elle était malade, le village m’avait beaucoup plu. Comme elle les a quittés et qu’elle est enterrée dans un cimetière de Toulouse, il ne vient plus, ce qui m’arrange bien. La chaleur est assez accablante en ce début d’après-midi de fin juillet, je ne porte qu’un tee-shirt, une taille au-dessus, une minijupe plissée et une casquette sur des basquets bas, rien d’autre. J’aime sentir le vent sur mes fesses, ça m’excite, surtout quand je suis en ville, mais ce n’est pas près d’arriver.
    
    Je suis romancière, je commence à avoir du succès, après le succès mitigé de mon premier roman, mon second roman s’est très bien vendu, mon éditeur me tanne pour en avoir un autre, je peux donc rester chez moi pour bosser à mon rythme.
    
    Les environs sont assez agréables, le paysage est vallonné, que des prés et des vignes aux alentours, personne à l’horizon, le paradis pour moi qui vivais à Toulouse et qui suis saturée des grandes villes. C’est vrai que Toulouse n’est pas très loin, mais je n’y vais pratiquement plus jamais, j’ai tout ce qu’il me faut à portée de main. La ...
    ... dernière fois que j’y ai mis les pieds, c’était le 28 juin dernier pour le concert de Johnny. En bas du champ, il y a une petite rivière qui entre dans une forêt. Je descends tranquillement la pente, elle est un peu raide. J’arrive sur la rivière, je tâte l’eau, il a beau faire une chaleur à crever, il est hors de question que je me trempe dans cette eau glaciale. Elle doit être à dix ou douze degrés, dommage.
    
    Je m’allonge sur l’herbe, la fraîcheur de l’eau qui coule juste là rafraîchit l’air ambiant. Je suis bien, une légère brise soulève un peu ma jupe, je laisse faire, je suis seule. J’écarte un peu les jambes, je sens que mon sexe commence à réagir à l’air qui l’entoure. Je porte ma main sur lui, mon majeur se glisse entre mes lèvres pour se lubrifier. Il remonte sur mon clitoris, j’ai envie de me libérer vite, il s’affole dessus, je jouis en une minute. Je me relaxe sur l’herbe, mais le sol dessous est dur, je commence à avoir mal aux zones en contact. Je me lève et me dirige vers la forêt. Arrivée à la lisière, j’entends un bruit de branche cassée. Je regarde devant moi, je ne vois rien. J’avance avec précaution sur le bord de la rivière où il n’y a pas de feuilles. Je remarque le pied d’une femme nue et mouillée, je m’approche en silence, je veux voir qui est là.
    
    Je me cache derrière un arbre, il y a devant moi, une jeune fille nue mouillée, elle se sèche au rayon de soleil qui traverse les branches d’arbre. Je ne la connais pas, je ne suis pas assez ancienne pour ...
«1234...»