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L'improbable est là
Datte: 04/12/2021, Catégories: fh, cérébral, rencontre, internet, Auteur: Kannouteki, Source: Revebebe
... comptent le plus pour moi, comment lui exprimer mes envies. En fait, ce ne sont que les bases dans un couple, sauf que le seul couple que j’ai connu, c’est la salissure et la violence. C’est donc un exercice inédit et difficile pour moi, mais je suis bonne élève avec mon « Maître ». Cette histoire est folle et mon instinct me pousse en avant comme si je n’avais rien à perdre dans ce début de relation suivie. Sans le regard de l’autre pour juger, il devient évident que nos psychés collent, mais nous sommes néanmoins tous deux réalistes sur cet effet miroir traître, où les manques de l’un, créés par le virtuel sans le feeling, font trop écho à l’autre. Nous nous mettons toutefois un droit de veto, ou de retrait plutôt, lors de notre future rencontre pour nous protéger quand même. Même si l’être compte plus que le paraître pour nous, il est évident aussi que l’attirance passe également par le physique quoi qu’on en dise. Ce vendredi midi, il me demande au téléphone de façon anodine à quelle heure je quitte le bureau. — Tôt, semaine rude, je voudrais finir tôt. Pourquoi ? lui répondis-je sans calculer plus. — Moi aussi, je vais finir tôt… je ne suis pas loin. On pourrait se voir, si… — Là ? Aujourd’hui ? La veille de notre premier rendez-vous ? dis-je dans un souffle sous l’effet de la surprise. — Oui. J’ai envie de te voir, Éva. — Jeff ! Moi aussi… Dans un aveu devenu évident. Je passe l’après-midi dans un état fébrile, manquant de concentration au ...
... bureau, guettant les heures qui s’égrainent au compte-goutte. Je me finis aux doigts dans les toilettes après avoir, en position assise derrière mon bureau, serré fortement l’intérieur de mes cuisses de façon rythmée, en contractant mon sexe, tout en les frottant l’une contre l’autre pour exercer une pression sur mon petit bouton en me masturbant. Encore cette fichue libido qui me travaille le cerveau et le corps. L’enfer quoi ! L’heure de sortie venue, je ne demande pas mon reste et ne fais pas d’heures supplémentaires. Je bats même mon record de vitesse sur la rocade pour rentrer chez moi ce jour-là en restant sur la file de gauche et en doublant toutes ces limaces. Cependant, paradoxalement je me sens sereine et confiante, presque calme, sans aucune question pour parasiter ma pensée face à l’évidence : je serais son amante… pour le plaisir. Bordel, Herbert Léonard, sors de mon corps ! « C’est dingue ce truc, c’est fou », me répétais-je sans cesse arrivée chez moi. L’instant fatidique arrive, un bruit de moto : il est là, devant moi. Échanges de « bonjours » réservés et de banalités, intimidés, nous nous observons et soudain un sourire de connivence partagé, l’évidence nous saute à la figure : tout peut arriver ! L’apparence n’a aucune importance… jute l’envie de se découvrir, la séduction par le plaisir. Je l’embrasse sur la bouche à ce moment-là… mon petit signe pour lui indiquer quetout peut arriver entre nous. Chez moi, prenant sa main, je ...