1. Vulnérabilité


    Datte: 02/12/2021, Catégories: Divers, Auteur: maisondecampagne, Source: Xstory

    ... Mais qu’est ce que je fais là ?Je ne sais plus qui je suis.
    
    Un petit zombie compose, et parfois rend des copies vierges. Quelle ironie. Le petit zombie ne ris plus, il ne ressent plus grand chose non plus. Le petit zombie est cassé et son cœur en pâte à modeler s’est solidifié. Il a trop pleuré.
    
    Il ne jouit plus, ne rit plus, sourit avec la grâce d’un modèle à la Da vinci. Tout est faux, Lisa G. trompait son monde. Les griffures sur ses côtés s’infectent, il n’a pas d’autre choix que de ne plus rien ressentir. Pour survivre. Attendre des jours meilleurs. Ils viendront !
    
    Enfin, viens Noël, oublié le bordel, oublié le malheur, ne reste que l’anxiété de ne pas vouloir se retourner. Il n’y a plus rien là-bas que les vestiges des rêves d’une naïve fille de dix-huit ans.
    
    Et alors j’hiberne en été. Mon cœur trempé de larmes se ramollit mais je le barricade. Un long sommeil jusqu’en septembre, heure de ma libération. J’ai peur mais je revis.
    
    Renaître, revivre, se relever...
    
    Pourtant j’ai tant appris. Et mon désintérêt s’est transformé. Je crois que je vous hais.
    
    Vous qui m’avez désiré à mes quinze ans. Vous qui auprès de vos femmes et vos filles bien au chaud professez. La longueur de mes tee-shirts vous concerne mais vous vous branliez devant mes fesses blanches que personne n’avait touché.
    
    Sans dire merci.
    
    Sans dire pardon.
    
    Sans comprendre que mes apparitions étaient le synonyme d’une nuit sans sommeil.
    
    Maintenant je suis grande et, quand le ...
    ... soir je me promène, j’ai peur qu’un jour l’un de vous m’emmène. Que vous excusiez vos outrages par la longueur de mon haut et que de concert le public acquiesce.
    
    Qu’un jour la salope dont parle mon père soit moi. Parce que je lui aurai déplu autant que lui me déçoit.
    
    Alors Thomas, quand tes mains se posent sur mes hanches à peine cicatrisées des erreurs de mon passé, sais tu pourquoi je les cachent sous des amples jupons ?
    
    Quand tes mains pétrissent ma poitrine qui si longtemps a été vide d’un cœur, sais tu à quel point je me réjouis de le sentir battre à nouveau ?
    
    Quand tes lèvres furieuses d’envie maltraitent ma bouche qui ne sourit plus, alors que je rêve que ce soit mes joues encore infectées que tu apaises d’un baiser des plus frais, sais tu que la fille que tu veux a été vue par d’autres ?
    
    Que ton père a jouit en pensant à elle. Trompant ta mère dans ses rêves maudits ?
    
    Que ton grand père a éjaculé en voyant mon cul, en en mettant partout sur le clavier. Avant d’aller apporter des chrysanthèmes à mamie. “Joyeuse fête ma chérie !”
    
    Sais tu que malgré son visage rond et son air innocent, cette fausse gentille a, au fond de son cœur, le malheur d’une génération. Et toute son indignation. Que le cul que tu agrippes n’est pas une pêche mais un cactus ? Hérissé de la détestation dans laquelle je m’empêtre.
    
    Et même si je t’aime de tout mon coeur, quelque part je te hais.
    
    Je vous hais de me condamner à la peur et à la haine. Je suis nostalgique de mon ...