1. L'Anomalie de Mère Nature (6)


    Datte: 24/11/2021, Catégories: Transexuels Auteur: Calinchaud

    Désolé pour ce retard, mais je vous avais promis de vous décrire quelques interludes, rares tellement j’étais fou de Lui, que j’ai vécu avant d’avoir pu être la « femme » fidèle et exclusive de François, mon cousin adoré et vénéré...
    
    Même si la décision prise ensemble qu’il fonde une famille était la plus sensée, elle me fendait le cœur. J’étais tellement fou de lui, que j’avais du mal à supporter qu’une autre personne que moi puisse caresser, embrasser, profiter de son corps et de son sexe tant adulé.
    
    François était réaliste aussi, et même s’il connaissait ma passion pour lui, il savait aussi que mon besoin sexuel était très fort, sans doute du fait de ma particularité.
    
    Il me laissait libre de m’adonner de temps en temps à des plaisirs pour satisfaire mes sens avec d’autres que lui, convaincu, à juste titre, que mon cœur et mon âme n’appartenaient qu’à lui seul.
    
    Je me suis donc jeté à fond dans mes études, dans les 3 langues, donnant pas mal de cours particuliers, à la fois pour me perfectionner, mais aussi dans le but de me constituer un pactole pour mes voyages linguistiques, mon ordinaire, très simple était assuré par ma famille.
    
    Fin de première année de LEA en 1979, et mon choix s’est porté vers l’Allemagne pour 4 semaines, en immersion totale chez l’habitant, en relation avec ma Fac.
    
    Berlin Ouest, bien sûr.
    
    Je passe les détails sur la famille charmante qui m’a accueillie, partageant leur quotidien, mais aussi respectant mon envie de me retrouver ...
    ... souvent seul, aussi bien pour des passages à Check Point Charlie pour quelques heures à l’Est, que pour des déambulations au Kudamm ou ailleurs, et mes nombreuses heures à la Bibliothèque Centrale de la Ville.
    
    J’aimais parler avec des gens de rencontre, de tout et de rien, et souvent, au vu de mon physique et de ma maîtrise de la langue sans accent, beaucoup restaient interloqués lorsque je leur avouais être français.
    
    C’est lors d’un de mes après-midi en ville, qu’un peu fatigué et affamé, je me suis posée en terrasse d’un salon de thé un peu à l’écart du brouhaha, contemplant distraitement les passants déambuler devant mes yeux en songeant à mes visites touristiques du lendemain, Sans Soucis à Potsdam avait ma préférence.
    
    Soudain... Le Choc... !!!
    
    Un monstre de virilité devant moi, comme je les appréciais tant... (Je ne peux pas dire aimer... Réservé à François...) Il me faisait penser à Youssef, mon merveilleux Touareg du foyer niçois, encore plus grand et mince, d’environ 30 ans, barbe rasée de près, mais hyper-drue et très noire, des poils de partout, avec une bosse vraiment indécente dans son pantalon, descendant jusqu’à sa cuisse.
    
    Il déambulait tranquillement, et m’a remarquée subitement. Ce n’était pas très difficile, je le regardais comme Jim Carrey dans « The Mask »... Il a continué, puis est revenu sur ses pas, dardant ses yeux sur moi, avançant encore et revenant. Ce salaud m’allumait à mort, mais nous étions en 1979 à Berlin.
    
    Au moment où j’ai cru ...
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