1. L'hôtel Grand Veneur, ou le premier jour de ma soumission (2)


    Datte: 22/11/2021, Catégories: Erotique, Auteur: olivia59-8, Source: Xstory

    A cet instant, ma peau n’était que frissons, j’espérais qu’il ne le remarquerait pas.
    
    Je décidais de ne rien répondre, car j’imaginais aisément qu’il me matait comme on inspecte une bête dans un marché : les lignes, la musculation, la masse graisseuse, l’allure générale...
    
    L’idée d’être sélectionnée comme une bête de concours me plaisait, j’avoue. Serai-je une "bonne bête" à saillir ? J’espérais qu’après avoir retenu son attention par mes désirs de soumission, mon physique finirait de le convaincre. Je pensais alors à mes fesses, mon complexe de toujours qui je ne savais pas vraiment pourquoi s’avéraient plébiscités par tous les hommes. "Accablée" d’une taille trop fine, celle-ci servait (ou desservait selon le point de vue) des fesses rondes et fermes. "Des fesses pour une bonne levrette" comme je l’ai souvent entendu dire, ou "des fesses à claquer"...
    
    Ni lui ni moi n’avions échangé de photographies. Nous étions d’accord sur ce fait que la première des séductions était basée sur l’échange et la complicité, voire la complémentarité dans notre cas, et qu’après venait le physique.
    
    Ces secondes d’attente me semblaient interminables, et l’écho de cet aspirateur qui me semblait de plus en plus proche... je priais pour qu’il m’invite à entrer dans l’instant.
    
    Il n’en fit rien encore. J’eus la douce sensation de sentir ses mains se poser de part et d’autre de mes épaules, il effectuait une légère pression comme pour montrer qu’il prenait possession de moi, enfin ...
    ... c’est l’idée que j’en avais.
    
    — Retourne-toi maintenant.
    
    Le moment tant attendu m’effrayait finalement, et si physiquement l’un ou l’autre avait sur lui quelque chose de rédhibitoire, l’histoire pouvait tourner court.
    
    Il m’invita à le faire en initiant ma rotation, je suivis docilement ses mains. Je me retrouvais alors aussi bêtement que lorsque l’on m’offre un cadeau, tellement mal à l’aise que je fermais les yeux et n’osais pas les ouvrir. Voilà, il avait découvert mon visage et moi je n’osais ouvrir les yeux.
    
    — Olivia... que fais-tu ?
    
    Dit-il d’un ton amusé
    
    Oups voilà, il devait me trouver dérangée, super... première impression réussie ! Il faut dire qu’une des choses qui me caractérise est la dualité qui existe entre mon côté réservé et mes désirs extravagants... En effet, je suis une femme très discrète dans la vie, et on a toujours peur de me choquer avec des mots ou des histoires graveleuses alors qu’intérieurement, je m’en amuse, en effet la guimpe ne fait pas la nonne...
    
    Il fallait malgré tout que j’ouvre les yeux et fasse avancer cette situation qui risquait rapidement de nous échapper. En les ouvrant, je ne vis que du noir, un lainage léger enveloppant un torse somme toute assez appétissant à mon goût, large et développé. J’avais oublié que de si près avec un homme si grand mon champ de vision était des plus réduits. Levant les yeux, je découvris un col roulé, puis le bas d’un visage révélant l’amorce d’une barbe de quelques jours, des lèvres ...
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