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Délice culinaire (1)
Datte: 18/11/2021, Catégories: Erotique, Auteur: E.L.I.0.T, Source: Xstory
Je pleurais une nouvelle fois sur ces foutus oignons ! Mais quelle idée stupide qu’avaient un jour eue les oignons de faire pleurer ceux qui s’en nourrissent ?! Mon nez cherchait du réconfort en humant la sauce chauffant à petit feu sur le gaz. Mais à la délicieuse odeur des poivrons en train de revenir dans un fond d’huile s’ajouta une odeur bien différente que je connaissais par cœur... J’esquissai un sourire sans oser me retourner. Je savais très bien ce qui se profilait dans mon dos, mais le frisson de l’incertitude faisait encore parfaitement son effet. Le parfum du gel douche agrume se glissait derrière moi comme l’aileron d’un requin. Les petits pas mouillés tentaient de se faire discrets sur le carrelage en restant dans mon angle mort. Elle se mut derrière moi, une grande serviette mauve en guise de jupe enroulée autour de sa taille, et une autre maintenant une volumineuse chevelure sur sa tête. Je fermais les yeux de l’avant-goût du plaisir, et inspirai lentement. Je connaissais le sublime et redoutable animal futé qui venait de sortir de sa douche avec un appétit bien plus grand que mon chili ne pouvait rassasier. Une faim d’une autre nature dont j’allais bien vite devenir le plat de résistance. Pourtant de la résistance, j’aurais aimé faire semblant de lui en opposer. Mais l’optique d’être la proie de sa fringale était tellement grisante de plaisir que mon corps se tétanisait. Je sentais les muscles de mon dos se raidir d’anticipation, et ma queue ...
... se durcir à l’étroit d’un jean trop serré. Je songeai à l’erreur d’amateur que j’avais commisse en ne remettant pas de chemise avant de commencer à cuisiner. Maintenant, son morceau préféré était à sa vue et je sentais jusque dans mon échine son souffle chaud se rapprocher. Un lièvre acculé dans son terrier par le plus rusé des renards, voilà ce que j’étais. Chance de s’en sortir plus maigre qu’une dinde un 24 décembre. Tout ce que je pouvais faire désormais, c’est me demander à quelle sauce j’allais être dévoré. Le bruit de friture de la poêle s’intensifiait. La musique provenant du salon laissait entendre la voix de Janis Joplin qui suppliait qu’on emporte un nouveau morceau de son cœur. Et puis ... Juste en dessous de mes omoplates le bout de son arrogante poitrine perlé d’eau s’est appuyé contre moi. Sans la voir, je percevais parfaitement son sourire de prédatrice satisfaite... A peine avaient-elles posé doucement ses mains sur mes côtes que j’inspirais brutalement comme si je reprenais mon souffle après une interminable apnée. Le jeu du chat et de la souris venait de débuter, et elle usait de ses doigts comme une maîtresse des échecs sur un plateau de bois. Un premier lent baiser sur le haut de mon dos, et j’avais l’impression de tomber sans peur dans un puits sans fond. Au second, elle se rapprocha insidieusement de mon cou en sortant ses griffes sur mes abdos et continua la décente de ses ongles vers ma ceinture solidement bouclée. Mon poing se refermait ...