1. Séduction, amour et soumission (1)


    Datte: 01/11/2021, Catégories: Lesbienne Auteur: divinmarkiz

    Séduction, amour et soumission : Chapitre 1
    
    C’était l’été 2010, voilà déjà 3 ans que j’avais quitté le campus de mon école de commerce avec ce diplôme, sésame de notre monde moderne.
    
    Ambitieuse et bien formée, j’avais, au prix d’innombrables entretiens et d’une ténacité presque revancharde, rejoins les rangs de M. un cabinet prestigieux spécialisé en analyse stratégique.
    
    Ces premières années étaient épouvantes, avec son cortège de nuits blanches, de week-end écourtés pour analyser, décortiquer des industries dont je ne connaissais rien mais on apprenait vite.
    
    La photo de ma vie personnelle était le reflet, en négatif, de ma vie professionnelle, vide !
    
    Si l’époque n’était pas encore aux minorités triomphantes, la différence était admise surtout dans mon cabinet, américain, où, à défaut d’altérité, la personnalité était respectée.
    
    Pourquoi dis-je ça ?
    
    Je dis ça parce que moi Marianne, j’aimais depuis toujours, enfin depuis que j’avais ressentie le désir, j’aimais les femmes.
    
    Ma famille et mes amis le savaient, j’avais eu peu d’états d’âme à l’avouer très tôt. Mes parents, bienveillants avaient acceptés ma « différence » sans grandes difficultés quand bien-même, ils avaient eu peut-être d’autres desseins pour ma vie sentimentale.
    
    Cet été là, se présenta un matin une jeune stagiaire ; fille de l’ami d’un de nos associés, Leyla rejoignait le petit bataillon de celles et ceux que nous allions « martyriser » pendant quelques mois. Ne vous méprenez pas ...
    ... ils sont nombreuses à vouloir inscrire sur leurs CV un stage chez M. quel qu’en soit le prix à payer.
    
    Leyla était de celles-là. Brune, petite et racée, les grands yeux ombrés de Leyla comme son prénom indiquaient ses origines iraniennes. Née dans les années 80, je n’avais pas été le témoin, médiatique en tous cas, de la révolution islamique en Iran. Je sus plus tard que son père, homme politique influent et modéré avait dû s’enfuir avec sa famille de peur d’être assassinés par les extrémistes au pouvoir.
    
    Elle venait d’avoir 18 ans, j’en vais 29. Je n’ai jamais rien eu d’une prédatrice pas plus que je n’avais un goût prononcé pour les filles très jeunes. Je possédais cependant celui d’être séductrice et au premier regard je sus que Leyla était de celles que je désirais.
    
    Professionnelle, on m’avait appris à ne jamais mélanger travail et vie sexuelle et si j’avais cette règle bien en tête, je décidais de m’accommoder de cette situation par une fumeuse construction intellectuelle et « juridique » : une stagiaire n’était pas une employée.
    
    Nos bureaux en open-space me permettaient de jeter des regards fréquents vers Leyla ; ces regards ne lui échappèrent pas et au fil des jours ces mêmes regards se croisèrent de plus en plus souvent.
    
    Forte de ma séniorité, je l’invitais un jour à prendre un verre le soir tard au sortir du bureau sachant qu’elle ne pourrait pas refuser.
    
    J’avais choisi un bar proche de notre lieu de travail mais qui n’était pas un de ceux où nous ...
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