1. Che Guevara n'a pas suffi


    Datte: 29/10/2021, Catégories: fh, sport, Voyeur / Exhib / Nudisme préservati, pénétratio, fsodo, Humour Auteur: Samuel

    Nous étions en train de jouer, Valérie et moi. Le score était serré, mais bien sûr je ne frappais pas tous les coups avec la même détermination que d’habitude. Il faut bien dire que le spectacle de son corps se déplaçant avec la légèreté d’un félin en quête d’une proie nocturne valait son pesant de points perdus. Au service, elle dénudait un nombril que le soleil avait doré. Sur une amortie, il était difficile de ne pas admirer la plastique de ses seins. Sans compter le moment où elle prenait délicatement une balle pour la placer sous sa jupe pour la garder pour le second service. Et puis ses jambes vigoureuses qui ne finissaient pas d’accourir sur la balle et de me ravir. Ceci dit, il ne s’était jamais rien passé entre nous ; mon plaisir de la contempler était un plaisir d’esthète. Disons que mon homosexualité ne m’interdit pas d’admirer Valérie.
    
    Maintenant je me souviens parfaitement que le score était de 6/3, 2/1 et 30/15 pour moi quand le policier entra dans la salle. Ce fut d’abord un moment de stupéfaction. Je me demandais s’il y avait un accident ou simplement si ma voiture était mal garée. Mais pas du tout.
    
    — Bonjour Madame. Bonjour Monsieur. Je suppose que vous savez qu’en cette période de pandémie il est interdit de jouer au tennis en salle. Vous pouvez le faire sur les courts extérieurs, mais c’est une pratique sportive strictement proscrite dans un lieu fermé. Je pense d’ailleurs que vous en étiez informés, l’un comme l’autre, et donc je vous demanderais ...
    ... de bien vouloir acquitter chacun une amende forfaitaire de 135 euros.
    
    Tout ceci, il faut le reconnaître, fut énoncé sur le ton le plus courtois. Nous avions visiblement affaire à un gentleman de la police. J’essayais bien de lui dire qu’il pleuvait et qu’il nous était impossible de jouer en extérieur. Je le priai ensuite d’être indulgent, en lui promettant que cela ne se reproduirait plus.
    
    — Comme c’est la première fois, nous pourrions nous en tirer avec un simple avertissement.
    — C’est la première fois que vous êtes pris sur le fait. Mais vous venez jouer toutes les semaines dans cette salle et même quand il ne pleut pas. Nos services le savent.
    
    Bref, le gentleman-policeman était incorruptible et inflexible. Mais 135 euros, c’est tout de même une somme pour moi et un trou dans ses économies pour Valérie. Il fallut donner nos pièces d’identité. La mort dans l’âme, j’allai chercher mon portefeuille quand ma partenaire interrogea le policier :
    
    — Vous pouvez m’expliquer, Monsieur, pourquoi nous ne pouvons pas jouer au tennis ensemble dans cette salle alors que nous couchons ensemble. Tous les soirs, nous sommes dans le même lit.
    — Vous n’avez pas le même nom ni la même adresse. Je ne peux retenir cet argument.
    
    Je ne comprenais pas pourquoi Valérie s’engageait dans cette histoire d’amants qui était complètement de son invention. Nous n’avions jamais échangé que des coups droits et des revers, mais jamais le moindre baiser. Une pure camaraderie comme on n’en fait ...
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