1. Le projet artistique (24)


    Datte: 11/10/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory

    ... m’attendit pas et partit comme une flèche.
    
    * * *
    
    Sylvie : J’avais trépigné sur ma chaise pendant une bonne heure. Maintenant, j’avais ma main dans celle d’Esteban. Je l’emmenais chez moi. En fait, je le tirais presque par la main. J’étais pressée. Non pas pressée : plus que ça. J’avais l’impression d’avoir trois mois à rattraper, toute une année, toute une vie. J’avais sauté dans les bras de Felipe, j’avais été confuse au départ, mais ils ne nous en avaient pas tenu rigueur. Mais j’avais aimé reprendre contact physique avec eux. Que se serait-il passé si j’avais soigné Felipe au lieu d’Esteban ? Je m’en fichais pour l’instant. Je vis enfin ma maison au bout de la rue. Je lui serrai la main un peu plus fort, qu’elle était douce pour un garçon.
    
    Esteban : Je ne comprenais même pas pourquoi je la suivais. En arrivant au lycée, je ne pensais pas la revoir. Je n’avais même pas pensé que les deux jeunes femmes que nous avions aidées étaient là. Quand j’entendis mon nom être crié dans la cour, je fus très surpris. Encore plus quand Carine me sauta dans les bras, avec Felipe, nous ne leur en voulions pas de s’être trompées. Ça arrivait à beaucoup de gens et elles ne nous avaient vus qu’une fois. En fait, je ne savais pas si je pourrais leur en vouloir même après dix ans. Leur bonheur de nous revoir m’avait touché. Elle me serra la main plus fort, me sortant de mes réflexions. Sa main était aussi douce que dans mes souvenirs. Elle était aussi belle aussi que dans mes ...
    ... souvenirs. Sûrement plus, car elle n’était plus marquée des coups qu’elle avait reçus.
    
    — On est chez moi. Attends, me dit-elle.
    
    Elle me lâcha la main, avança un peu dans son allée. Puis elle ouvrit la porte :
    
    — Salut, je suis rentrée ! Y a quelqu’un ?
    
    Elle avait appelé bien fort pour être sûre que si une personne était là, elle soit entendue. Il n’y eut pas de réponse.
    
    — C’est bon, il n’y a personne. Viens vite.
    
    Je regardai sa baraque, comme celle de sa copine, c’était un sacré truc. Par rapport où j’habitais, on changeait de monde, de classe sociale. J’étais un peu gêné, mais je fus attiré chez elle par son sourire et son regard pétillant. On verrait plus tard pour la prise de tête. J’entrai et elle ferma la porte derrière moi.
    
    — Tu es enfin là, me dit-elle, plongeant ses yeux dans les miens.
    
    — Je suis content de...
    
    Je n’eus pas le temps de finir ma phrase. Elle avait déjà collé ses lèvres aux miennes. Le goût de ses lèvres était très différent de celui dont j’avais le souvenir. Mais à l’époque, les divers produits utilisés avaient laissé sur nos peaux des odeurs plus chimiques.
    
    Sylvie : Je me fis la même réflexion. Je profitai de sa bouche à nouveau. Je le dévorai complètement. Il fut surpris au départ, mais participa ensuite avec beaucoup d’engagements. Il passa sa main derrière ma nuque pour me maintenir la tête. Le geste était doux, la main chaude. Il prit l’initiative et descendit ses lèvres dans mon cou, il m’embrassa, me mordilla avec délectation. ...
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