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Ma princesse mexicaine (1)
Datte: 08/10/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Salutpolo, Source: Xstory
... deviner mes intentions... Puis enfin apparaîtrait son magnifique sourire, plus resplendissant que jamais. Le mien suivant de près, elle s’approcherait doucement de moi, ses lèvres allaient finalement se poser sur les miennes... — Senor ? Quieres otra bebida ? Me tirant brutalement de ma rêverie, le barman tenait la bouteille de whisky en main, m’interrogeant du regard. Je lui tendis mon verre, tâchant de reprendre mes esprits. Il remplit ce dernier, le visage fermé, m’observant du coin de l’œil. Visiblement, il avait remarqué que j’observais sa collègue et l’idée d’un concurrent pour obtenir les faveurs de cette dernière ne semblait pas lui plaire. Repiquant du nez dans son téléphone, je repris une lampée du liquide ambré toujours en observant ma dame. Alors que je cherchais à retourner sur ma piste de danse afin de terminer la scène que j’y avais entamée, ma dame leva légèrement les yeux vers moi. Elle avait apparemment remarqué que je l’observais. L’alcool m’ayant rendu confiant, j’inclinai seulement la tête un petit sourire au coin des lèvres, levant mon verre comme pour la saluer. Le semblable petit sourire naquit sur son visage, puis elle replongea ses yeux sur l’écran de son ordinateur. Ravi de mon effet, je souris de plus belle avant de me retourner vers le comptoir. Je sortis mon calepin, commençant à écrire, désireux de profiter de cette inspiration passagère. Du haut de ses talons, jusqu’à son rouge à lèvres. Ma dame fait converger, sur elle, ...
... tous les regards. Se demandant quel miracle et surtout quel orfèvre aurait pu concevoir, une telle princesse du soir. Ils errent espérant, un signe de sa part... Qu’à la faveur d’un instant, elle leur adresse un regard... Mouais... je pouvais faire mieux. Alors que je levais le nez de mon bloc-note, ma dame s’assied sur la chaise près de la mienne. Elle prononça quelques mots en espagnol au barman dont l’air fermé s’était soudain fendu sur un large sourire. Tandis que j’observais ce dernier cherchant à deviner de quel cocktail il serait question ici, ma dame avait les yeux dans le vide, fixant l’arrière du comptoir, pendant que le barman lui lançait des regards insistants emplis d’un désir non dissimulé. Je crus même le voir discrètement se lécher les babines. Quelqu’un aurait-il prononcé le mot ‘‘subtilité’’ ? Alors elle se tourna vers moi, et m’adressa la parole, dans un anglais marqué de son délicieux accent latino. — Alors, Monsieur, comment se passe votre début de séjour parmi nous ? — Oh, excellent, je vous remercie. Le coin est vraiment paradisiaque... Nous discutâmes quelques instants de la pluie, du beau temps, du Mexique, de la France. Elle semble amusée par mon accent français, malgré mes efforts pour le dissimuler le plus possible. Elle est décidément très charmante... Puis elle en vient à me demander ce que j’avais écrit. — Oh c’est de la poésie, quelques vers que vous m’avez inspirés. — Oh c’est vrai ? C’est adorable ! ...