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Campus (3)
Datte: 04/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: Blueberry89, Source: Xstory
... cran... Silencieuse, j’arrive à me faufiler dehors sans qu’il me voie et fuis cette maison comme la peste. Je suis bouleversée par toutes ces choses que j’ai apprises durant mon retour. Ma mère a totalement perdu pied, c’est devenu une véritable épave. De plus, elle et mon père cachent quelque chose, quelque chose d’assez important pour qu’ils aient peur de la police. J’espère de tout cœur me tromper, mais j’ai comme l’impression qu’il y a un rapport avec ”l’accident”. Le meilleur ami de mon frère refuse de m’aider et je n’ai rien trouvé d’utile pour comprendre ce qu’il s’est passé. Décidément, j’aurais mieux fait de rester à Besançon... En outre, l’état de santé de mon frère ne permet pas la moindre visite. Je ne sais pas ce qui est le pire : ne pas pouvoir le voir ou bien le voir dans cet état... J’ai besoin de temps et de solitude pour réfléchir et me remettre de tout ça, je me rends donc près d’un lac que j’affectionne particulièrement. Ma tenue n’est pas idéale pour une promenade de ce genre, mais je m’en moque complètement. Si le bas de ma jupe est trempé de boue et si mon chemisier nacré est devenu un peu grisonnant, peu importe. J’ai les pieds endoloris par mes sandales, absolument pas prévues pour la marche, mais je n’en ai cure, je continue ma route, la tête ailleurs jusqu’à ce que le soleil commence à se coucher. J’ai marché longtemps, je ne pensais pas... Je dois rentrer à la coloc. Sur le chemin du retour vers ma voiture, je suis un peu ...
... tendue. Une fille seule en pleine nature à la tombée de la nuit n’est jamais très rassurée. Qui sait sur qui on peut tomber ? Je me hâte comme, je peux quand soudain j’entends alors des rires provenant des buissons. Mon cœur fait un saut dans ma poitrine et je m’immobilise. Les rires continuent et je distingue un ton féminin, ce qui me rassure un peu. Sans doute un petit couple... Je m’apprête à reprendre ma route quand j’entends distinctement la femme dire : — Tu comptes vraiment me lécher ici, au bord du chemin ? Et si quelqu’un arrive ? — Tu voulais essayer en plein air, je te garantis que personne ne vient jamais dans ce coin, c’est bien trop paumé. Détends-toi et laisse-moi faire... Apparemment, c’est bien un couple, oui et sur le point de s’envoyer en l’air en pleine nature ! J’en suis toute choquée, moi si prude et mon cœur reprend sa course effrénée. Pourtant je suis toujours là, plantée vers le buisson, rongée par la curiosité. Le mot lècher a fait remonter certains souvenirs qui ont vite réveillé les petits picotements d’excitation entre mes cuisses. Je me souviens la douceur de sa langue entre mes cuisses... je m’en mords les lèvres. La curiosité me pousse à m’approcher lentement, tout en restant dissimulée par l’épais feuillage du buisson. Je les vois maintenant. La femme est jeune, la vingtaine je dirai. Elle est allongée sur une sorte de drap blanc, les cuisses découvertes et écartées. L’homme, plus âgé d’une bonne vingtaine d’années au vu de ses ...