1. Vacances, Maman hollandaise et Camping (7)


    Datte: 03/10/2021, Catégories: Lesbienne Auteur: peaceme91

    Vacances, Maman hollandaise et Camping (7)
    
    Paris-Amsterdam, trois heures et dix-neuf minutes…
    
    Le bruit des roulettes de la valisette de Clémence sur le sol de la gare brisait le silence matinal des travailleurs en col blanc qui se déversaient de différents métros et RER parsemant la Gare du Nord. Inquiète, elle sortit son smartphone pour vérifier l’heure et constata avec soulagement qu’elle était dans les temps. Plus sereine, elle reprit son chemin et remonta dans les hauteurs de la gare pour accéder aux quais des TGV.
    
    En passant devant un petit kiosque d’une chaîne commerciale, la jeune femme en profita pour commander un café à la crème, un croissant et le journal du jour. Elle prit une gorgée et poussa un petit contentement de plaisir. Rapidement, elle enfourna également son croissant chaud en poussant de légers grognements de satisfaction, rien de tel que de partir en voyage l’estomac plein. Rapidement, le café subit le même sort et d’un geste habile digne des « Braqueuses » son gobelet atterrit dans l’une des nombreuses poubelles métalliques qui agrémentaient le hub ferroviaire.
    
    Clémence regarda de nouveau l’heure, elle ne voulait pas rater son train et pour rien au monde devoir renoncer à son week-end. En déverrouillant son téléphone, le cœur de la Parisienne s’emballa, en observant mélancoliquement son écran d’accueil. Famke lui souriait de toute ses dents, elle semblait tellement fière dans les rues de Cefalú en tenant tendrement son amante par les ...
    ... hanches.
    
    — Bientôt mon amour, murmura-t-elle tout bas en caressant délicatement son écran, avant de reprendre sa route.
    
    La jeune femme pressa le pas, et arriva rapidement face à la bête métallique rouge reliant Paris aux principales villes du Benelux. Elle montra son billet à une hôtesse fort charmante, qui la fit légèrement rougir en lui indiquant sa voiture à l’aide d’un magnifique sourire Colgate blanc, mis en valeur par un rouge à lèvre rouge pétant, magnifiquement dessiné sur les lèvres de la salariée de la SNCF. En arrivant devant la voiture dix-sept, elle s’engouffra dans le train et monta l’étroit escalier pour monter à l’étage. À bout de bras, et à l’aide de ses petits biceps, Clémence déposa sa valise dans le porte-bagages puis ouvrit les portes battantes de son wagon.
    
    Comme toujours, elle avait l’impression d’être le centre de l’attention quand elle traversait une allée. Inconsciemment, elle doutait toujours d’elle-même. Par exemple, elle avait le besoin de regarder trois fois son billet pour vérifier qu’elle était dans le bon wagon et même là, elle arrivait à douter tant qu’elle n’était pas assise, ou bien qu’en arrivant à sa place, elle trouverait déjà un occupant. La traversée de l’allée centrale lui sembla donc durer des heures. Heureusement, vers la fin de l’habitacle elle poussa un soupir de soulagement en repérant et en atteignant sa place, où elle allait passer les trois prochaines heures de sa vie. Mais le jeu en valait la chandelle, Famke en valait la ...
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