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Futanaris
Datte: 30/09/2021, Catégories: A dormir debout, Auteur: Sappho, Source: Hds
... d’atterrissage avant la tombée de la nuit, que l’hélico puisse se poser demain matin. Interdiction de les toucher, se crut-il forcé de préciser. – Bon ! On peut leur casser la figure maintenant ? éructa Myry en tsulaien, les poings serrés le long du corps. – Un peu de patience, voyons d’abord ce que ces primitifs peuvent nous offrir. Tu l’as dit toi-même, on ne sait jamais. – Rien dans tout ce bazar à part des arachnides en pagaille, pesta Myry dépitée, ces bestioles ne nous seront d’aucun secours. Quant à leur acier, il est bien trop fragile, tu te rends compte que les Terriens utilisent encore des alliages à base de fer ? Karia fronça des sourcils, sa subordonnée avait raison, inutile de perdre davantage de temps dans ce gourbis insalubre. – Attends ! Tu connais la vodka ? demanda la rousse intriguée par une bouteille planquée derrière une caisse pleine de vis et d’écrous de différentes tailles. – Eau-de-vie traditionnelle russe ou polonaise issue de la fermentation de produits agricoles. Les Terriens réussissent à faire de l’alcool avec n’importe quoi et dans toutes les situations, il faut leur reconnaître cette qualité. – Alors on a de quoi passer le temps. Karia se tourna vers sa compagne d’infortune en train de boire au goulot. Une goutte de liquide incolore glissa sur le menton puis dans le cou gracile pour se perdre entre les seins mis en valeur par l’échancrure de la combinaison de vol. – C’est bon ? – Un peu léger, mais pas mauvais. ...
... Tiens, fais-toi une idée. Décidée à mettre leur différend de côté, au moins jusqu’au retour sur Tsula, Myry tendit le flacon à sa compagne de détention. – On fait quoi s’ils veulent nous baiser ? Impossible de passer pour des Terriennes sans nos combinaisons. Remarque, ces idiots en mourraient peut-être de honte. Karia chercha une éventuelle réponse dans une généreuse lampée de vodka ; après une gorgée chacune, les Élamines avaient vidé la moitié de la bouteille. – C’est déjà dans leurs intentions, on sent la testostérone d’ici. Inutile de prendre le risque de voir les ouvriers de la mine débarquer, ils doivent être nombreux, sans doute bien armés. Mieux vaut filer pendant que c’est encore possible de le faire en douce, on viendra discuter avec leur chef demain. – J’ai une petite idée, sourit Myry, un truc qui fonctionnerait sur n’importe quelle planète habitée par des humains. Viens me faire un câlin, ma chérie, gloussa-t-elle en russe de manière à être entendue de l’autre côté de la grosse grille fermée à clé. Attiré par la proposition d’un spectacle haut en couleurs, un des gardes s’accrocha aux barreaux de la cellule improvisée. – Je veux sentir ta langue partout sur mon corps, soupira la brune. Collée contre la rouquine, elle l’embrassa à pleine bouche tandis que leurs mains impatientes faisaient glisser les zips des combinaisons. – Eh les gars ! hurla la sentinelle hystérique. Venez mater le spectacle. Du coin de l’œil, Karia surveillait les ...