1. Déchéance et rédemption (15)


    Datte: 26/09/2021, Catégories: Divers, Auteur: simson3, Source: Xstory

    Montréal-Paris: des rebondissements
    
    Le surlendemain, en fin de soirée, l’imposant A380 de la compagnie Air Canada transportant Alexander, ses deux filles Sophie et Alicia ainsi que Catherine, leur délurée compagne, prenait son envol à destination de leur première escale, Paris. Six longues heures de vol devant pour nos amis paver la voie à un interminable décalage horaire avec tous les inconvénients qui y sont associés. Installées tout à l’arrière de l’appareil dans la double rangée jouxtant les hublots de gauche, Catherine et Alicia se préparaient à une longue traversée. Sophie et Alexander, quant à eux, avaient pris place côte à côte dans les fauteuils juste devant.
    
    Les deux premières heures de vol se firent sans histoire, à la faveur d’une météo clémente. Masques de nuit sur les visages, les deux filles assises tout à l’arrière en profitaient pour gagner quelques heures de sommeil. Sophie, de son côté, n’avait aucune envie de roupiller, tant l’excitation l’avait gagnée. Se sentant plus volubile que jamais, elle se plaisait à entretenir la conversation avec son père Alex qui, un magazine à la main, semblait quant à lui davantage absorbé par le plan d’action à appliquer une fois rendu en Chine.
    
    — Je suis tout excitée, Papa, à l’idée de revoir Jérôme. Dis, ça ne te choque pas trop que je l’appelle encore mon père, puisque c’est lui qui m’a élevée ?
    
    — Hum, non, pas du tout, chérie. C’est même tout à fait normal.
    
    Il y eut quelques minutes de silence, seuls le ...
    ... grondement des réacteurs et le chuintement continu de la ventilation interne se faisant entendre. Tout l’éclairage de la cabine était en mode veille sauf chez quelques lointains couche-tard, certains s’attardant à visionner un film sur leur écran personnel, d’autres en attente d’une réponse de la part du personnel de bord. L’appareil voguait calmement à dix mille mètres d’altitude sous un ciel étoilé.
    
    — Dis, Papa, reprit Sophie qui commençait à s’agiter sur son siège, t’est-il déjà arrivé de faire l’amour en plein vol ?
    
    — Hum, pas que je me souvienne. Mais dans un train, oui, c’est arrivé.
    
    — Bof, un train, c’est pas pareil. Il y a les cabines et tout, rétorqua la fille. Ça doit pas être le gros kick. Je vois pas trop ce qu’il y a de thrillant là-dedans !
    
    C’est en prononçant ces derniers mots que la jeune rouquine osa placer sa main en bas de la ceinture de son voisin de cabine.
    
    — Je pourrais simplement m’incliner et te sucer sans que personne ne s’en aperçoive. Tu permets qu’on essaie ?
    
    L’homme dévisagea sa fille:
    
    — T’es pas sérieuse, là ? On dirait que tu ne penses qu’à ça !
    
    — Pas ma faute, P’pa, l’occasion ne se représentera peut-être jamais plus dans ma vie. Allons, s’il te plaît... chuchota-t-elle enfin d’une voix mielleuse.
    
    — Bon d’accord, vas-y, mais cache-toi d’abord sous une couverture. Je ne voudrais pas qu’une hôtesse nous surprenne en pleine action.
    
    Au comble de l’excitation, Sophie déplia soigneusement la large pièce de flanelle et ...
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