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COLLECTION HISTOIRE COURTE. Quand on est pute, on est pute (1/1)
Datte: 19/08/2021, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: CHRIS71, Source: Hds
J’ai bien écrit dans le titre « on est pute » j'aurais pu dire « on naît pute ». Quand je suis née, ma famille était loin de connaître le milieu de la prostitution. Maman institutrice, papa fonctionnaire dans la mairie de notre ville de province. Je me garderais bien de dire le nom de cette petite ville, papa y est toujours et maman est toujours dans son école. Messe tous les dimanches, communion privée et communion solennelle. Mes rêves de jeunes filles, comme papa et maman mariées, un voire aux plus deux enfants car comme la mienne je voulais devenir institutrice. Si je parle de pute, c’est que bien qu’ignorant tous de ce milieu, le soir de mes résultats de bac, j’ai plongé les deux pieds en dedans. - Vic, quand tu m’as fait connaître mon premier client, tu m’as bien dit que si je voulais arrêter, il fallait que je te le demande et que tu me laisserais aller ? - Mais oui bébé, je respecte les femmes comme je respecte ma parole. - Tu respectes les femmes alors que tu vends le cul de cinq d’entre nous pour ton petit confort. - Ça c’est autre chose, c’est le business, les femmes ont une chatte, un cul et une bouche pour les remplir par les verges des hommes. Vous en plus des régulières de certains des hommes vous gagnez du fric. Je vous assure une protection et je vous trouve les meilleurs clients dans les meilleurs hôtels. Je vous fais vivre dans le luxe. Il y a cinq ans bébé quand je t’ai fait faire ta première passe, tu étais ...
... programmée pour torcher des gosses et être rapidement cocue par celui qui t’aurais juré fidélité. Vic tente de noyer le poisson, il a fait de moi une pute dès le soir où lors de la soirée organisée par une copine je fêtais ma mention au bac. Il était un élève, un an plus vieux que nous et c’est présenté comme un élève de la fac que nous devions intégrer. - Carole, t’as de beaux yeux, tu sais. C’est le genre de banalité tirée d’une scène de film vu à la télé me faisant craquer ainsi que ses beaux yeux. Il m’a pris ma virginité dans sa voiture dans une position inconfortable, mais je m’en foutais mon cœur faisant boom boom. Trois jours plus tard, je laissais une lettre à mes parents que j’avais trouvé l’amour et que mon amoureux m’emmenait dans une sorte de voyage de noces en Italie. L’Italie je l’ai vue et surtout l’arrière d’un tripot où pendant quatre soirs il jouait au poker avec des copains. Ça a été rapide, j’aimais qu’il me baise dans la chambre qu’il avait louée à Gène près du port. Un soir nous sommes rentrés suivi d’Enzo l’un des joueurs, Vic m’a laissé seule pour que j’efface son ardoise. Maintenant que je suis plus vieille et qui ait de l’expérience comment j'aie pu me laisser prendre à ses larmes quand il m’a demandé de coucher avec son soi-disant créditeur ? Un jour, deux jours, là encore trois jours, je me laissais baiser et en plus quand il venait pleurer et qu’il me faisait l’amour, j’en redemandais. Tout ça sans un coup, ou la ...